Gabon : l’État refuse de payer Bosch et réclame à son tour 72 millions de francs CFA
Le gouvernement gabonais conteste les créances réclamées par Bosch Capital, estimant qu’elles reposent sur des documents qui ne constituent pas des billets à ordre exigibles. Libre de toute obligation, selon lui, l’État rappelle qu’une procédure arbitrale antérieure a déjà été tranchée en sa faveur et réclame à son tour 110 000 euros, soit environ 72 millions de francs CFA, à Paramount Logistics Corporation Ltd.

Le porte-parole du gouvernement, Pr Charles Edgar Mombo, le 30 août 2026, à Makokou. © Capture d’écran/Gabon 24
Libreville ne craint pas les menaces proférées par Bosch Capital qui a récemment brandi la possibilité d’informer différents acteurs du système financier international si le Gabon ne s’acquitte pas d’une prétendue dette de 300 millions de dollars. La société avait d’ailleurs fixé au gouvernement gabonais une échéance au 3 septembre pour donner suite à sa demande.
Dans un communiqué lu le 30 août à Makokou par le porte-parole du gouvernement, Pr Charles Edgar Mombo, l’État a clairement rejeté les prétentions formulées par Bosch auprès de la représentation diplomatique gabonaise en Angleterre.
Des créances contestées
En effet, si Bosch Capital a bel et bien sollicité par voie de courrier le règlement de cette créance qu’elle affirme détenir à la suite d’une cession opérée par Paramount Logistics Corporation Ltd, après examen du dossier, le gouvernement estime quant à lui que les documents invoqués «ne constituent pas des billets à ordre exigibles», mais des «promesses de paiement liées à un différend antérieur ayant déjà fait l’objet d’une procédure arbitrale».
Pour l’exécutif, l’affaire est donc déjà tranchée et ne saurait justifier une nouvelle obligation financière de l’État.
Le gouvernement s’appuie notamment sur une sentence rendue le 6 février 2026 par la Cour de justice de Londres. Celle-ci aurait rejeté les demandes formulées par Paramount Logistics et condamné la société à verser 110 000 euros à la République gabonaise, soit environ 72 millions de francs CFA.
«En conséquence, l’État gabonais conteste le bien-fondé des prétentions formulées par la société Bosch et usera de toutes les voies de droit pour préserver ses intérêts», a déclaré le porte-parole du gouvernement qui a réaffirmé «son attachement au respect de l’État de droit et sa détermination à protéger les intérêts de la République gabonaise ainsi que ses ressources financières».
















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