Gabon : l’inflation contenue à 0,9% malgré les tensions persistantes sur les prix
Au bout des trois premiers mois de l’année 2026, l’inflation a poursuivi sa décélération au Gabon, malgré la persistance des tensions sur les prix observées depuis le deuxième trimestre 2025. Selon la dernière Note de conjoncture sectorielle du ministère de l’Économie et des Participations, l’Indice des prix à la consommation s’est contracté de 0,2% en glissement trimestriel. Sur un an, le taux d’inflation s’est établi à 0,9%, contre 1,4% à la même période de 2025. Une évolution que le document relie notamment aux mesures gouvernementales destinées à contenir les prix des produits de première nécessité, à travers en particulier le renforcement des contrôles sur l’application de la nouvelle mercuriale.

Au Gabon, les prix reculent au premier trimestre 2026 sous l’effet des mesures gouvernementales (Illustration IA). © GabonReview
Au premier trimestre 2026, le Gabon affiche une inflation contenue, à 0,2%, en glissement trimestriel et 0,9% en glissement annuel, contre 1,4% un an plus tôt. Cette décélération traduit «les effets des mesures mises en œuvre par le gouvernement pour maîtriser les prix des produits de première nécessité», notamment via «le renforcement des contrôles relatifs à l’application de la nouvelle mercuriale», indique la Note de conjoncture sectorielle éditée par le ministère de l’Économie et des Participations.
Cette détente s’explique principalement par le recul de la quasi-totalité des grands postes de consommation. Les prix des «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées» ont diminué de 0,1%, ceux du «Transport» de 0,6%, tandis que le poste «Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles» a enregistré une baisse de 0,8%. Les «Articles d’habillement et chaussures» ont également reculé de 0,6%.
Les interventions sur les prix et les coûts d’approvisionnement continuent de jouer un rôle dans la maîtrise du niveau général des prix
Le ministère souligne l’incidence de la suspension, pendant six mois, de certains prélèvements fiscaux et douaniers sur les produits de base, notamment les droits de douane, ainsi que le maintien de la subvention des produits pétroliers. Ces mesures ont contribué à «limiter les coûts de transports» et à «atténuer les pressions inflationnistes». Quelques poches de hausse persistent toutefois, avec +2,0% pour les «Boissons alcoolisées et tabacs», +0,4% pour la «Santé», +0,2% pour les «Meubles, articles de ménage et d’entretien courant de la maison», +0,1% pour les «Restaurants et hôtels» et +0,3% pour les «Biens et services».
L’analyse par nomenclature secondaire confirme cette orientation baissière. À mars 2026, les prix des produits importés ont reculé de 0,1%, tandis que ceux des produits locaux ont diminué de 0,2%, traduisant une détente à la fois sur l’offre extérieure et intérieure. Par durabilité, les prix des biens durables, semi-durables et des services se sont respectivement contractés de 0,6%, 0,3% et 0,3%. Les biens non durables, eux, sont restés quasiment stables. La trajectoire observée au premier trimestre 2026 témoigne d’un ralentissement de la dynamique inflationniste, dans un contexte où les interventions sur les prix et les coûts d’approvisionnement continuent de jouer un rôle dans la maîtrise du niveau général des prix.
















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