Gabon : «Tous les deux mois, 500 nouvelles parcelles seront mises sur le marché», annonce Mays Mouissi
Le gouvernement gabonais entend accélérer sa politique d’accès à la propriété foncière. Hier à Essassa, le ministre du Logement, Mays Mouissi, qui a lancé la commercialisation de 2 500 parcelles sur l’ensemble du territoire, a annoncé un rythme soutenu de production avec au moins 500 nouvelles parcelles mises sur le marché tous les deux mois par la Société nationale immobilière (SNI).

Le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, le 1er avril 2026 à Essassa. © D.R.
Le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, a procédé, le 1er avril 2026 à Essassa (commune de Ntoum), au lancement officiel de la commercialisation de 2 500 parcelles à usage résidentiel réparties sur plusieurs localités du pays. Portée par la Société nationale immobilière (SNI) et s’inscrivant dans la mise en œuvre des engagements du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, visant notamment à garantir à chaque citoyen un accès sécurisé à la propriété foncière, cette opération est appelée à s’intensifier, selon le gouvernement, qui entend maintenir un rythme soutenu de mise à disposition du foncier.
«Tous les deux mois, au moins 500 nouvelles parcelles seront mises sur le marché par la SNI», a annoncé «avec détermination» Mays Mouissi, soulignant la volonté des autorités de répondre progressivement à une demande nationale particulièrement forte.
Dans le détail, les 2 500 parcelles mises en vente se répartissent comme suit : 1 500 à Essassa, 300 à Mangouba (Akanda), 200 à Port-Gentil, 200 à Nkok, 100 à Bikélé, 100 à Franceville et 100 à Moanda. À Essassa, site pilote de cette première phase, le prix est fixé à 5 500 FCFA le mètre carré, soit 2 750 000 FCFA pour une parcelle standard de 500 m². Un tarif qualifié de social, destiné à favoriser l’accès du plus grand nombre à la propriété.
Le ministre a par ailleurs précisé que l’acquisition d’une parcelle ouvre automatiquement droit à un titre foncier, renforçant ainsi la sécurisation juridique des bénéficiaires.
Essassa, futur pôle urbain stratégique
Conscient que cette première vague ne suffira pas à couvrir l’ensemble des besoins, le membre du gouvernement a insisté sur les efforts en cours pour accroître l’offre. À la date du 26 mars 2026, près de 5 970 parcelles étaient déjà en cours d’aménagement à travers le pays, soit plus de 70 % de l’objectif annuel fixé.
Sur le site d’Essassa, appelé à devenir un pôle urbain majeur aux portes de Libreville, les ambitions sont particulièrement élevées. À terme, la SNI prévoit d’y aménager 1 500 hectares pour une capacité estimée entre 20 000 et 30 000 parcelles, pouvant accueillir plus de 100 000 habitants.
Toutefois, la réussite de ce projet structurant reste conditionnée au développement des infrastructures. Mays Mouissi a ainsi plaidé pour l’accélération des travaux routiers, notamment la desserte en 2×2 voies vers la Route nationale 1 et Bikélé Nzong, ainsi que pour le raccordement du site aux réseaux d’eau et d’électricité.
En lançant cette vaste opération foncière et en instaurant un mécanisme de production régulière de parcelles, les autorités gabonaises entendent poser les bases d’une transformation durable de l’accès au logement et à la propriété.













0 commentaire
Soyez le premier à commenter.