Gabon : un gouvernement post-transition de 30 – 1 membre
Le 1er janvier 2026, le secrétaire général de la Présidence de la République, Murielle Minkoue Mezui, épouse Mintsa Mi Owono a annoncé un décret présidentiel établissant la composition du nouveau gouvernement post-transition institutionnelle. Cette équipe gouvernementale, qui succède à celle mise en place le 5 mai 2025, passe de 30 à 29 membres, marquant une réduction d’un poste ministériel. Le remaniement se caractérise par l’arrivée de 13 nouveaux membres, le départ de 14 ministres sortants, et le maintien de 3 ministres d’État. La nouvelle configuration compte désormais 9 femmes contre 10 dans l’équipe précédente, et introduit un poste de ministre délégué.

Le 1er janvier 2026, le secrétaire général de la Présidence de la République, Murielle Minkoue Mezui, épouse Mintsa Mi Owono a annoncé la composition du nouveau gouvernement post-transition institutionnelle. © GabonReview (capture d’écran)
Le nouveau gouvernement gabonais compte 29 membres, contre 30 dans la composition du 5 mai 2025, soit un poste ministériel de moins. Cette rationalisation s’inscrit dans une volonté d’optimisation de l’action gouvernementale tout en maintenant une représentation féminine significative avec 9 femmes, contre 10 précédemment.
Le remaniement révèle des mouvements importants au sein de l’exécutif. Sur les 30 membres du gouvernement précédent, 16 ministres ont été reconduits, tandis que 14 personnalités quittent l’équipe gouvernementale. Parallèlement, 13 nouveaux visages font leur entrée dans cette nouvelle configuration, avec le défis d’une continuité dans l’action publique.
Les trois postes de ministres d’État sont maintenus, mais avec des ajustements dans les attributions. Ulrich Manfoumbi Manfoumbi conserve son statut de ministre d’État aux Transports, à la Marine Marchande et à la Logistique. Brigitte Onkanowa reste ministre d’État à la Défense Nationale. Camelia Ntoutoume-Leclercq, précédemment ministre d’État de l’Education nationale, de l’instruction civique et de la formation professionnelle, voit son portefeuille ajusté : elle devient ministre d’État de l’Éducation Nationale et de l’Instruction Civique, la formation professionnelle étant désormais rattachée au ministère du Travail.
Les sortants et les nouveaux entrants
Neuf personnalités quittent le gouvernement dans ce remaniement. Henri-Claude Oyima, qui occupait le prestigieux poste de ministre d’État de l’Économie et des Finances, est remplacé par Thierry Minko. Hermann Immongault cède sa place à l’Intérieur à Adrien Nguema Mba. Régis Onanga Ndiaye aux Affaires étrangères est remplacé par Marie-Édith Tassila Ye Ndoubeni. Séraphin Akure Davain à la Justice laisse son fauteuil à Augustin Emane.
D’autres départs concernent Paul-Marie Gondjout (Communication), remplacé par Germain Biahodjow, Giles Nembet (Mines), remplacé par Sosthène Nguema Nguema, et le Pr Adrien Mougougou (Santé), remplacé par Elsa Ayo épouse Bivigou. Ludovic Megnie (Logement) cède sa place à Mays Lloyd Mouissi, tandis que Pascal Ogowet Siphon (Tourisme) est remplacé par Marcelle Ibinga épouse Itsitsa.
Parmi les 13 nouveaux entrants figurent donc Thierry Minko à l’Économie et aux Finances, Adrien Nguema Mba à l’Intérieur, Marie-Édith Tassila Ye Ndoubeni aux Affaires étrangères, Augustin Emane à la Justice, Germain Biahodjow, et Marc Abeghe comme ministre délégué au Budget. Cette dernière nomination introduit une innovation dans l’organigramme gouvernemental avec la création d’un poste de ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances.
Le remaniement s’accompagne également d’une réorganisation de plusieurs portefeuilles ministériels.
Liste complète du Gouvernement
Vice-présidence de la République : Alexandre Barro Chambrier
Vice-présidence du Gouvernement : Hermann Immongault
Ministres d’État :
- Transports, Marine Marchande chargée de la Logistique :Ulrich Manfoumbi Manfoumbi
- Défense Nationale : Brigitte Onkanowa
- Éducation Nationale et Instruction Civique : Camelia Ntoutoume-Leclercq
Ministres :
- Accès Universel à l’Eau et à l’Énergie : Phillipe Ntonangoye
- Intérieur, Sécurité et Décentralisation : Adrien Nguema Mba
- Logement, Habitat, Urbanisme et Cadastre : Mays Lloyd Mouissi
- Affaires Étrangères et Coopération, chargé de l’Intégration et de la Diaspora : Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny
- Économie Numérique, Digitalisation et Innovation : Marc-Alexandre Doumba
- Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits Humains : Augustin Emane
- Planification et Prospective : Louise-Pierrette Ovono
- Réforme et Relations avec les Institutions : Jean-François Ndong Obiang
- Pétrole et Gaz : Clotaire Kondja
- Économie, Finances, Dette et Participations, chargé de la lutte contre la vie chère : Thierry Minko
- Mines et Ressources Géologiques : Sosthène Nguema Nguema
- Pêche, Mer et Économie Bleue : Aimé-Martial Massamba
- Travaux Publics et Construction : Edgard Moukoumbi
- Industrie et Transformation : Lubin Ntoutoume
- Fonction Publique et Renforcement des Capacités : Laurence Mengue Mezogho épouse Ndong
- Travail, Plein Emploi, Dialogue Social et Formation Professionnelle : Jacqueline Bignoumba
- Eaux et Forêts, Environnement, Climat, chargé du Conflit Hommes-Faunes : Maurice Ntossui Allogho
- Enseignement Supérieur et Recherche Scientifique, Porte-parole du Gouvernement : Charles Edgar Mombo
- Santé : Elsa Ayo épouse Bivigou
- Affaires Sociales, chargée de la Protection de l’Enfance et de la Femme : Dr. Armande Logo épse Moulengui
- Agriculture, Élevage et Développement Rural : Pacôme Kossy
- Commerce, PME-PMI et Entrepreneuriat des Jeunes : Zeinaba Gninga Chaning
- Tourisme Durable et Artisanat : Marcelle Ibinga épouse Itsitsa
- Jeunesse, Sports, Rayonnement Culturel et Arts, chargé de la Vie Associative : Paul-Ulrich Kessany
- Communication et Médias : Germain Biahodjow
Ministre Délégué :
- Auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget : Marc Abeghe













6 Commentaires
Comment comprendre dans un pays où il ya plus des 40 ethnie,vous plus de 1o ministres fang,les autres ethnies sont les laissés pour compte?
Il dit resserrer un gouvernement et le rend de plus en plus ethnique. Il se fait prendre par cette nocive réalité qui a détruit le Gabon depuis toujours. Il ne voit rien d’autre?
Est-ce la seule retenue auprès de sa famille du Haut-Ogooué qui règne sur le Gabon depuis 100 ans?
Le Gabon a plusieurs ethnies. Ce président gagnerait à s’en inspirer.
Jean-Jacques ton commentaire n’est pas forcément objectif. Les fangs représentent plus de 30% de la population Gabonaise. S’ils représentent la même proportion dans le gouvernement, on reste dans l’ordre du raisonable. Le déséquilibre ethnics a souvent été représenté par les altogovéens qui souvent été surreprésentés dans une géopolitique de façade. Si vous voyez l’administration d’avant il y avait presque toujours un altogovéens parmi les 3 premiers responsables de direction. La douane, trésor, impôts restent encore des postes qui leurs sont presque exclusivement réservés. Perso avec le départ de Oyima, j’attendais un altogovéen comme ministre délégué à l’écomie pour confirmer la règle de la priorité altogovéenne. Heureusement ce n’est pas le cas. N’empêche que je suis resté deçu qu’Oligui n’a pas su éviter d’alimenter un peu plus les soupçons de tribalisme en mettant 2 fangs sur les 2 portefeuilles de l’économie. Avec un peu de sagesse, il aurait du faire un effort d’éviter cela dans le ministère peut être le plus visible, le plus convoité.
Plus bête qu’un Gabonais, tu meurs.
Comment est-ce possible qu’on puisse lier un poste de ministre à une appartenance ethnique commme faisait Omar Bongo.
La compétence et le savoir-faire devrait être ce qui est requis.
Cependant, 29 ministres dans un pays de 1 million d’habitants c’est nommer des amis comme faisait Ali Bongo
Donc changement de mentalité Zéro.
Des militaires sont toujours au Gouvernement alors qu’ils étaient censés retourner dans des casernes.
Chômage endémique, misère de la population, ni eau ni électricité et encore moins des routes. Malgré ce panorama Tiermondiste, on a le culot de dépenser fe l’argent pour payer des ministres qui ne serviront à rien. Vive la République Bananière du Gabon!
Lisez vous même les affamés,
Oligui et sa bande des criminels corrompus piétinent votre fameuse Constitution
La nouvelle Constitution gabonaise de 2024, adoptée par référendum, instaure une incompatibilité stricte entre les fonctions de membre du gouvernement et un mandat parlementaire, notamment via son article 73, ce qui oblige les ministres élus députés à démissionner de l’un des deux postes pour respecter la séparation des pouvoirs, une mesure appliquée suite aux législatives de fin 2025. Cette règle vise à moraliser la gouvernance et garantir la pleine disponibilité des élu
s, marquant un changement majeur par rapport à l’ancienne pratique du cumul.
Pourquoi les personnes élues se retrouvent dans le gouvernement ?
ok en fait La nouvelle Constitution gabonaise de 2024, oblige les députés élus à démissionner ce qui a été concrétisé par la démission globale du gouvernement en fin décembre.
mais cette loi dit également que le Président de la république dans son pouvoir discrétionnaire, a le droit d’appeler tout citoyens gabonais quel qu’il soit dans le gouvernement.
alors dans le cas des députés après leurs nominations au gouvernement ce sont leurs suppléant devront siéger au parlement a leur place.