Gabon : un projet turc pour produire jusqu’à 60 000 tonnes de poulet local
À l’immeuble du 2-Décembre, à Libreville, le vice-président du gouvernement gabonais, Herman Immongault, a accordé, le 15 avril, une audience au responsable d’une holding turque, Kakan Kiran Mimarlik, désireuse d’investir dans la filière avicole au Gabon. Cette rencontre avec son fondateur et directeur général, Kakan Kiran, s’inscrivait dans la dynamique impulsée par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a instruit l’arrêt total des importations de poulet de chair dans le pays, à compter du 1er janvier 2027. Cette entreprise entend commencer avec 15 000 tonnes de production pour atteindre près de 60 000 tonnes au bout de 24 mois.

La délégation turque présentant son projet au VPG, le 15 avril 2026. © D.R.
Le vice-président du gouvernement gabonais, Herman Immongault, a devisé, le 15 avril, avec le fondateur et directeur général de l’entreprise turque, Kakan Kiran Mimarlik, Kakan Kiran.
Cette rencontre participe de la mise en œuvre de la politique de souveraineté alimentaire du Gabon, fondée sur le développement de capacités locales de production et la mobilisation de partenaires internationaux.
Au cœur des échanges, le lancement d’un projet intégré de production avicole, pour répondre à la demande nationale tout en garantissant des standards de qualité élevés. «C’est une bonne nouvelle pour nous parce que, dans le cadre des défis, qui sont ceux du gouvernement, il y a la décision qui a été prise par le chef de l’État d’interdire l’importation du poulet de chair à partir de janvier 2027», a reconnu le vice-président du gouvernement. Herman Immongault a ajouté qu’«il va donc falloir renforcer le dispositif que nous avons pour produire de façon locale, pour ne plus avoir à dépendre de l’extérieur. Nous avons plusieurs stratégies, parmi lesquelles celles de faire monter le tissu local et celles de travailler également avec les investisseurs extérieurs».
Sur une période de vingt-quatre mois, la production atteindra 60 000 tonnes annuelles
Le projet présenté par la holding turque prévoit une montée en puissance progressive de la production. Une première phase permettra de mettre sur le marché, dès la fin de l’année 2026, environ 15 000 tonnes de poulet frais, naturel et sans antibiotiques. À terme, sur une période de vingt-quatre mois, la production atteindra 60 000 tonnes annuelles, pour couvrir ainsi l’essentiel des besoins du marché gabonais. «Nous allons vous produire du poulet qui n’a pas des antibiotiques, un poulet naturel que nous allons mettre sur le marché. Nous allons commencer avec 15 000 tonnes de production. Au bout de 24 mois, nous allons atteindre une vitesse de croisière de près de 60 000 tonnes», a assuré le fondateur et directeur général de l’entreprise turque, Kakan Kiran Mimarlik, Kakan Kiran.
Cette initiative traduit une ambition plus large du gouvernement, à savoir structurer durablement la filière avicole nationale et stimuler la croissance économique. Aligné sur le Plan national de croissance et de développement (PNCD 2026-2030), ce partenariat turco-gabonais illustre la volonté des autorités de bâtir une économie plus résiliente, moins dépendante des marchés extérieurs. Il s’agit aussi de combiner transfert de savoir-faire, investissements productifs et renforcement des capacités locales.













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