Gabonais économiquement faibles : le gouvernement lance un nouveau recensement en septembre
Le gouvernement a arrêté, le 21 juillet à Libreville, les contours du deuxième recensement général des Gabonais économiquement faibles (GEF), dont les opérations de terrain démarreront en septembre prochain. Pilotée par plusieurs départements ministériels sous la coordination de la vice-présidence du gouvernement, cette campagne vise à actualiser les données sociales, corriger les erreurs d’inclusion et d’exclusion et constituer un fichier national plus fiable pour orienter les politiques publiques de protection sociale.

Le VPG (premier plan) et les membres du comité interministériel en séance de travail, le 21 juillet 2026. © Com. VPG
Réuni autour du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, le comité interministériel chargé du deuxième recensement général des Gabonais économiquement faibles (GEF) a fait le point, mardi 21 juillet, sur l’état d’avancement de cette opération d’envergure nationale. Associant notamment les ministères des Affaires sociales, de la Planification, du Commerce et du Budget, cette initiative entend améliorer la qualité des données sociales disponibles afin de renforcer l’efficacité des dispositifs publics de soutien aux populations vulnérables.
Selon les autorités, les travaux préparatoires se poursuivront durant les mois de juillet et d’août, avant le lancement effectif du recensement sur le terrain en septembre 2026.
Un fichier social plus fiable
Pour Hermann Immongault, la réussite des politiques de protection sociale repose avant tout sur la qualité des données recueillies. Le vice-président du gouvernement a ainsi rappelé que la réception de ce deuxième recensement, dans les prochains mois, permettra d’affiner les interventions publiques en faveur des personnes les plus fragiles.
L’opération poursuit trois objectifs majeurs : actualiser l’ensemble des informations contenues dans la base nationale, corriger «sans équivoque» les erreurs d’inclusion indue et les cas d’exclusion injustifiée, puis mettre en place un répertoire social présentant «une fiabilité irréprochable».
«Il est impossible d’atteindre de meilleures politiques de protection sociale si, en amont, les données ne sont pas fiables», a insisté Hermann Immongault, estimant que l’action publique doit répondre «prioritairement aux attentes réelles des citoyens».
Des préparatifs engagés jusqu’en août

Une vue des autres participants à la séance de travail. © Communication VPG
Sur le plan technique, la ministre de la Planification, Louise Pierrette Mvono, a détaillé le calendrier retenu par le gouvernement ainsi que les mécanismes de coordination prévus avec les administrations concernées.
«Les activités préparatoires au niveau de l’élaboration des questionnaires, au niveau de la définition des termes et au niveau du réajustement sémantique et réglementaire à mener par le ministère des Affaires sociales vont s’étendre durant le mois de juillet et le mois d’août. Les activités de terrain vont commencer au mois de septembre prochain», a-t-elle précisé.
Pour mener à bien cette opération, la commission interministérielle s’appuiera notamment sur les données déjà collectées dans le cadre du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) ainsi que sur les informations détenues par la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS).
Associer les Gabonais à la réflexion
Au-delà des aspects techniques, les autorités entendent faire de cette campagne un moment de concertation nationale autour des questions de vulnérabilité économique et sociale. Hermann Immongault a ainsi insisté sur l’importance d’une communication «transparente et pédagogique» afin d’obtenir l’adhésion de la population.
La ministre de la Planification a, pour sa part, souligné la dimension collective de cette démarche. «Tous les Gabonais sont concernés par ce recensement parce que nous avons tous autour de nous des gens qui sont économiquement et socialement vulnérables», a-t-elle déclaré.
Elle a également indiqué que le gouvernement souhaitait profiter de cette opération pour recueillir l’avis des citoyens sur les différentes formes de précarité observées dans le pays. «Nous avons profité de la possibilité d’avoir un débat national sur la vulnérabilité sociale et économique du Gabonais, et le vice-président du gouvernement nous a instruits de ne pas seulement nous focaliser sur le recensement, mais d’avoir l’avis des Gabonais sur les situations de vulnérabilité», a expliqué Louise Pierrette Mvono.
Les conclusions de cette vaste consultation devraient permettre d’alimenter les futures politiques sociales destinées aux populations les plus exposées aux difficultés économiques.















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