Gestion de l’eau : le Gabon accède à la vice-présidence du bureau des ministres de l’OCI
Le Gabon franchit une nouvelle étape dans sa consécration sur la scène diplomatique internationale. Maurice Ntossui Allogo, ministre des Eaux et Forêts chargé du Conflit Homme-Faune, a été élu par acclamation Vice-Président du bureau de la Cinquième session de la conférence islamique des ministres en charge de l’Eau des États membres de l’OCI, qui se déroule du 20 au 22 octobre 2025 à Djeddah en Arabie Saoudite.

Le Gabon, représenté par Maurice Ntossui Allogo, ministre des Eaux et Forêts chargé du Conflit Homme-Faune, a été élu Vice-Président du bureau des ministres en charge de l’Eau des États membres de l’OCI. © D.R.
Ouverts ce 20 octobre 2025 en Arabie Saoudite, les travaux de la Cinquième session de la conférence islamique des ministres en charge de l’Eau de l’OCI ont placé la sécurité hydrique et la coopération entre États au cœur des échanges. Le Gabon, représenté par Maurice Ntossui Allogo, ministre des Eaux et Forêts chargé du Conflit Homme-Faune, a été élu Vice-Président du bureau de cette session, consacrant ainsi sa montée en puissance sur la scène internationale.

Le ministre des Eaux et Forêts chargé du Conflit Homme-Faune, Maurice Ntossui Allogo et l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Gabon près le Royaume d’Arabie Saoudite, Ibrahim Guy Membourou. © D.R.
L’élection du Gabon à la vice-présidence intervient dans un contexte où le pays défend une diplomatie environnementale active et une stratégie de valorisation de ses ressources naturelles. Au-delà de la reconnaissance diplomatique, cet engagement vise à défendre une gestion durable des ressources hydriques à l’heure où les enjeux liés à l’eau deviennent stratégiques pour la stabilité économique et sociale des États membres.
Réunissant ministres et hauts responsables, la conférence ambitionne de renforcer la coopération technique et politique autour de trois axes majeurs : la gestion durable des ressources en eau, l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi que la lutte contre les catastrophes naturelles comme les inondations et les sécheresses.
À travers le Programme d’Action OCI-2025, les participants travaillent sur une feuille de route alignée sur 18 domaines d’action prioritaires et 107 objectifs ciblés, incluant la sécurité hydrique, la gouvernance intégrée des bassins transfrontaliers et la prévention des épidémies d’origine hydrique.
Les résolutions attendues devraient porter sur le renforcement des capacités institutionnelles des États membres, la mutualisation des technologies de l’eau et la mise en place de mécanismes de gestion partagée des bassins. Pour Libreville, cette responsabilité représente une opportunité d’influencer les décisions régionales et d’attirer des partenariats techniques et financiers au service de son propre modèle de gestion durable.













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