Grand Libreville : le Conseil des ministres valide un contrat de propreté urbaine avec Ezona
Le Conseil des ministres du 4 décembre 2025 a donné son accord pour la validation de la négociation du contrat de délégation de service public destiné à renforcer les activités de propreté urbaine dans le Grand Libreville. Conclu sous le format d’un partenariat public-privé conformément à l’article 49 de l’ordonnance n°009/PR du 11 février 2016, ce contrat marque une nouvelle étape dans le challenge pour l’amélioration de l’hygiène, la lutte contre l’insalubrité et la modernisation de la gestion urbaine dans les communes de Libreville, Owendo, Akanda et Ntoum.

Un moment de la signature du contrat de délégation de service public destiné à renforcer les activités de propreté urbaine dans le Grand Libreville, entre Ezona et le ministère de l’Intérieur. © D.R. (Image d’archive)
Dans un contexte où les défis environnementaux et sanitaires s’intensifient, les autorités gabonaises visent une transformation durable de l’espace urbain. L’objectif affiché est clair : renforcer l’efficacité des services de propreté, réduire les nuisances persistantes et améliorer le cadre de vie de près d’un million d’habitants. Selon le communiqué final du Conseil des ministres, cette démarche « s’inscrit dans la volonté du gouvernement de garantir aux populations un environnement sain grâce à des mécanismes modernes et performants de gestion urbaine ».
Le contrat conclu avec le groupement local Ezona couvre un large éventail d’activités complémentaires aux dispositifs existants : balayage et lavage mécanisé des espaces viaires, piquetage par îlotage, curage programmé des caniveaux, enlèvement des encombrants, nettoyage des bassins versants et embouchures, ainsi que désherbage, défrichage et ensoleillement des abords de routes, selon une fréquence déterminée. Ces interventions visent à renforcer la cohérence d’ensemble du dispositif de propreté urbaine déjà partiellement assuré par la société Clean Africa. Le gouvernement souligne que la mise en œuvre de ces services permettra d’améliorer « la qualité des infrastructures et la salubrité des zones urbaines stratégiques ».
Au-delà des enjeux environnementaux, le contrat présente également un impact socio-économique majeur. Le communiqué indique qu’il permettra « la création de 1 441 emplois directs, dont 500 dès la phase de lancement ». Une dynamique qui devrait contribuer à la réduction du chômage et à la redynamisation des économies locales des quatre communes concernées. Avec cette validation, les autorités entendent engager un tournant concret vers une gouvernance plus efficace de l’environnement urbain, en espérant inverser durablement la tendance à l’insalubrité chronique dans le Grand Libreville.
















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