Huile frelatée : la DGCCRF lance la traque des bouteilles Rose et Viking
20 700 litres d’huile frelatée saisis, un atelier clandestin démantelé, et maintenant la chasse aux bouteilles déjà en rayon. Deux jours après le coup de filet de Sotega, la DGCCRF a lancé, le 24 juillet, une vaste opération de retrait des huiles Rose et Viking dans les boutiques et entrepôts de Libreville, pour empêcher que des produits potentiellement dangereux continuent d’être vendus aux consommateurs.

L’un des produits dans le collimateur de la DGCCRF : l’huile «Rose». © D.R.
Sur le terrain, les agents de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) procèdent à l’identification, au recensement et au retrait systématique des huiles suspectées d’être contrefaites ou de ne pas respecter les normes de commercialisation en vigueur. L’opération vise en priorité les stocks issus de l’atelier clandestin démantelé le 22 juillet, où des cargaisons d’huile importées étaient reconditionnées dans des conditions insalubres avant d’être revendues sous des appellations locales.
La directrice générale de la DGCCRF, Elise Emmanuelle Ntsame Obame, a appelé les commerçants à coopérer pleinement avec les équipes déployées.
«Il ne s’agit pas d’une mission répressive. C’est un retrait des produits»
«Les équipes vont passer. Laissez à leur disposition tous les produits nécessaires pour qu’ils puissent les retirer conformément à ce qui est demandé. Nous allons les comptabiliser. Qu’aucun produit ne prenne un chemin parallèle», a-t-elle insisté. Selon la direction, la démarche se veut avant tout «dissuasive et pédagogique», destinée à protéger le consommateur tout en identifiant l’ampleur du phénomène.
Soucieuse de rassurer les opérateurs économiques, la DGCCRF précise ainsi ne pas mener une opération répressive systématique, mais un retrait encadré des produits à risque.
Garantir la sécurité sanitaire des produits alimentaires
Menée en étroite collaboration avec les Douanes gabonaises, la campagne de retrait se poursuivra jusqu’au 31 juillet afin de mesurer l’ampleur de la fraude, d’établir le volume exact des bouteilles retirées du marché et soumettre les produits à des analyses approfondies. Les autorités concentrent leurs contrôles sur les marques Viking et Rose, identifiées comme les principales concernées par ce réseau de reconditionnement.
Cette opération s’inscrit dans le prolongement du coup de filet mené le 22 juillet par la Direction générale des services spéciaux (DGSS), l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) et la DGCCRF, qui avait conduit au démantèlement d’un atelier clandestin à Sotega et à la saisie de plus de 20 700 litres d’huile frelatée. Plusieurs personnes impliquées dans ce réseau de fraude commerciale ont été interpellées. L’enjeu est désormais de restaurer la confiance des consommateurs et d’assainir durablement les circuits de distribution.
«Les analyses sont en cours. Sur la base de ces analyses, nous allons faire une communication en bonne et due forme. Si le produit est nocif, nous le ferons savoir, s’il n’est pas nocif, nous le ferons également savoir, sous la supervision de notre haute hiérarchie», a indiqué Elise Emmanuelle Ntsame Obame.















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