Île Mbanié : la présidence dément tout abandon de souveraineté à la Guinée équatoriale
Face à la polémique suscitée par la signature, le 28 juillet à Addis-Abeba, d’un accord d’engagement conjoint entre le Gabon et la Guinée équatoriale, la présidence de la République assure que ce document ne remet nullement en cause l’arrêt rendu par la Cour internationale de justice. Selon Libreville, il s’agit uniquement d’un cadre technique destiné à accompagner l’application de cette décision sous la médiation de l’Union africaine.

Selon Libreville, l’accord d’Addis-Abeba «ne remet pas en cause la décision de la Cour» et ne constitue en aucun cas une renégociation de la souveraineté nationale. © Union africaine
La présidence de la République a tenu à couper court aux interprétations qui se multiplient depuis la signature, le 28 juillet dernier à Addis-Abeba, d’un accord d’engagement conjoint entre le Gabon et la Guinée équatoriale relatif à l’exécution de l’arrêt de la Cour internationale de justice (CIJ) sur le différend frontalier opposant les deux pays. Dans un communiqué publié le 29 juillet, elle affirme que cet accord «ne remet pas en cause la décision de la Cour» et ne constitue en aucun cas une renégociation de la souveraineté nationale.
Selon la présidence, le document signé en marge de la 49e session du Conseil exécutif de l’Union africaine entérine la médiation confiée à l’organisation continentale afin de faciliter la mise en œuvre de l’arrêt rendu le 19 mai 2025 par la CIJ. L’objectif est de permettre aux deux États de traduire concrètement les conséquences de cette décision «dans un esprit de dialogue, de responsabilité et de coopération».
Le Palais précise que les deux pays se sont engagés à mettre en place un mécanisme conjoint chargé d’accompagner l’application des décisions contenues dans l’arrêt de la Cour internationale de justice. Cette démarche, insiste la présidence, traduit l’attachement du Gabon «au respect du droit international, au règlement pacifique des différends et à la préservation des relations de fraternité» avec la Guinée équatoriale. Elle salue également le rôle de facilitation joué par l’Union africaine, qui aurait permis d’instaurer un dialogue constructif entre les deux parties.
«Ni nouvelle négociation, ni abandon des intérêts de la Nation»
Répondant directement aux critiques relayées sur les réseaux sociaux et dans certains médias, la présidence affirme que la signature de cet accord «ne constitue ni une nouvelle négociation sur la souveraineté, ni un abandon des intérêts de la Nation». Elle précise que le processus engagé ouvre exclusivement «une phase technique et administrative» destinée à assurer une exécution pacifique et concertée de la décision de la CIJ, conformément aux engagements internationaux du Gabon.
Dans sa communication, la présidence invite enfin les Gabonais à faire preuve de discernement face aux informations circulant sur ce dossier sensible. Elle appelle les citoyens à «privilégier les communications officielles, seules à même de refléter fidèlement la position de l’État», tout en réaffirmant l’attachement du Gabon «à la paix, à la stabilité, au respect du droit international et au renforcement de la coopération» avec la Guinée équatoriale, «dans l’intérêt supérieur des peuples des deux pays».















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