Après l’incendie ayant endommagé une partie du lycée public Daniel Kosse de Booué, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, le gouvernement a décidé d’instaurer un système de double flux pour les classes touchées. La mesure, effective dès la rentrée scolaire du 7 septembre, doit permettre de maintenir les enseignements en attendant les travaux de réhabilitation de l’établissement.

Une vue du bâtiment pendant l’incendie. © Facebook/M+Africa

 

Le gouvernement entend éviter une interruption des cours au lycée public Daniel Kosse de Booué. Quelques jours après l’incendie ayant ravagé une partie de l’établissement, le ministère de l’Éducation nationale a arrêté plusieurs mesures d’urgence, dont la mise en place d’un système de double flux pour les classes affectées par le sinistre.

La décision a été annoncée par la ministre d’État à l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq, à l’issue d’une réunion consacrée à la situation de l’établissement. Le dispositif doit permettre d’organiser les enseignements selon un emploi du temps adapté, afin que les élèves puissent poursuivre leur scolarité malgré la réduction des capacités d’accueil.

«Nous mettons en place un double flux avec le chef d’établissement en vue de l’élaboration d’un emploi du temps bien spécifique pour les classes impactées afin que le lien pédagogique soit maintenu», a expliqué la ministre d’État.

Une réponse immédiate au sinistre

La mesure intervient alors que la rentrée scolaire était fixée au 7 septembre. Pour le gouvernement, il s’agit avant tout d’assurer la continuité pédagogique et d’éviter que l’incendie ne compromette l’année scolaire des élèves de ce lycée.

Une délégation de l’académie provinciale s’est rendue sur les lieux peu après le sinistre afin d’évaluer les dégâts. Selon les premières conclusions communiquées par les autorités, le feu serait parti de travaux champêtres avant de se propager jusqu’à l’un des bâtiments de l’établissement.

«Les enquêtes révèlent qu’il s’agit d’un feu provenant des travaux champêtres. Le feu n’a pas pu être maîtrisé par les riverains et ça a malheureusement touché un de nos bâtiments», a indiqué Camélia Ntoutoume-Leclercq.

Une réhabilitation déjà programmée

L’incendie survient alors que le lycée Daniel Kosse devait déjà faire l’objet d’une réhabilitation. Cette situation a conduit le ministère à accélérer les démarches techniques en vue d’une intervention sur l’établissement.

«En travaillant avec monsieur le secrétaire général et le DGPE, nous avons déjà envoyé une équipe de préévaluation», a précisé la ministre d’État, faisant référence à la Direction générale du Patrimoine et des Équipements.

Une entreprise de BTP partenaire du ministère de l’Éducation nationale a également été dépêchée à Booué. Elle doit procéder à une expertise technique des installations endommagées et contribuer au lancement des travaux d’extension et de réhabilitation.

Maintenir le lien pédagogique

En attendant la réalisation de ces travaux, le double flux constitue donc la principale réponse immédiate apportée aux contraintes matérielles du lycée. Le chef d’établissement devra adapter l’organisation des cours afin de permettre aux différentes classes de se relayer dans les espaces encore disponibles.

Pour le ministère, l’objectif est de limiter les conséquences du sinistre sur les élèves et les enseignants. Au-delà de la remise en état des infrastructures, l’enjeu est désormais de permettre au lycée Daniel Kosse de fonctionner et aux élèves de poursuivre normalement leur parcours scolaire.

À Booué, les autorités misent ainsi sur ce dispositif transitoire et sur l’accélération des travaux pour éviter que l’incendie ne se transforme en année blanche pour les classes affectées.

 
GR
 

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