TATIE

Les autorités gambiennes ont justifié le calvaire vécu par les Panthères du Gabon à l’aéroport de Banjul par le fait que la délégation gabonaise a refusé de se plier au protocole sanitaire en place au terminal, dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Une explication contrebalancée cependant par un document du ministère gambien, traitant de l’assouplissement des restrictions de voyages et l’ouverture de certains lieux non essentiels qui étaient fermés.

Les autorités gambiennes pourraient avoir menti sur les raisons avancées pour justifier le calvaire vécu par la délégation gabonaise à l’aéroport de Banjul. © Facebook

 

Que s’est-il réellement passé à l’aéroport de Banjul ? Pour la partie gambienne, la délégation gabonaise a refusé de se plier au protocole sanitaire en place au terminal, dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, causant ainsi l’«incident de l’aéroport de Banjul» largement relayé dans la presse et les réseaux sociaux.  «La délégation a refusé de remettre ses certificats de test Covid-19 aux responsables de la santé publique ; ils ont également refusé de se faire tester à l’aéroport et ont subi des comportements défavorables», a expliqué le ministère des Gambiens des Sports le 16 novembre.

Cependant, ces explications sont remises en cause par un communiqué officiel du gouvernement gambien, relayé par le Haut-Commissariat de la République de Gambie au Sénégal, Burkina Faso et Mali. Dans ce document daté du 5 novembre et traitant de l’assouplissement des restrictions de voyages et l’ouverture de certains lieux non essentiels qui étaient fermés, l’on apprend notamment que «la quarantaine obligatoire de deux semaines n’est plus obligatoire. En revanche, les voyageurs à destination de la Gambie doivent présenter des preuves de résultats négatif au test PCR effectué au plus tard 72 heures avant leur arrivée».

 La délégation gabonaise bloquée à l’aéroport malgré ses tests PCR

La délégation gabonaise disposant de ses tests PCR, comme l’impose désormais tous les voyages internationaux, pour quelles raisons aurait-elle refusé de les remettre aux autorités gambiennes, sachant que son entrée en territoire gambien en dépendait ? La partie gambienne aurait-elle douté de la fiabilité des tests PCR de la délégation gabonaise pour contraindre ses membres aux tests locaux, au mépris de la décision du gouvernement ?

Des questions rendues encore plus pertinentes par le témoignage d’un membre de la délégation gabonaise ayant devancé les Panthères à Banjul. «Il faut présenter une preuve de test PCR de 72h maxi. Les Panthères avaient des tests de 24h. Moi je suis arrivé à 20h (contre 23h pour le reste de la délégation, ndlr) par vol régulier et j’ai présenté mon test Covid-19 de moins de 72h et je suis passé sans que l’on ne me demande d’être testé», a-t-il raconté. A la lumière de ces explications, il semble évident que les explications des autorités gambiennes ne tiennent pas la route. Et que l’objectif affiché derrière cette situation était d’épuiser mentalement et physiquement l’adversaire. Un objectif qui a visiblement été atteint, vu la tournure des évènements.

Le 18 novembre, la Fédération gabonaise de football (Fegafoot) a dénoncé cette pratique, disant s’en remettre à la Confédération africaine de football (Caf) pour appliquer les sanctions qui s’imposent. Ce qu’a appuyé le ministre des Sports dans un post sur Facebook le lendemain. «Le ministère des Sports soutient la démarche de la Fegafoot auprès de la Caf suite à l’incident inhumain de l’aéroport de Banjul, vécu par les Panthères du football. Il entache gravement l’image du football africain. Plus jamais ça», a écrit Franck Nguema.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. MOUT dit :

    J’èspère vraiment que le président de la fégafoot a saisi la caf. En cas de réponse négative, le gabon devra saisir le TAS(tribunal arbitral du sport) en suisse. Nous ne pourrons jamais tolérer une telle humiliation de notre pays.

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