Située au cœur des PK, l’École nationale d’art et manufacture (ENAM) fait face à une insécurité grandissante. Alors que les quartiers des PK subissent déjà une forte recrudescence de la délinquance urbaine, deux agressions successives en deux jours ont alerté sur un changement de mode opératoire. Pour cause,  les étudiants sont dorénavant les cibles prioritaires de ces agresseurs de plus en plus audacieux.

L’École nationale d’art et manufacture (Enam) à Libreville, un nouveau terrain d’intervention pour les braqueurs ? (image d’illustration). © GabonReview/IA

 

En l’espace de seulement deux jours, deux étudiants de l’École nationale d’art et manufacture (ENAM) ont été victimes de vols avec violence. Selon les informations rapportées par le quotidien L’Union, mercredi 21 janvier 2026, cette série d’agressions a plongé la communauté estudiantine dans une véritable psychose. Le premier incident s’est produit le lundi 12 janvier 2026, aux alentours de 10 heures. La victime, N.M.N., une étudiante en cycle supérieur âgée d’une trentaine d’années, a été prise pour cible alors qu’elle empruntait le couloir menant à l’établissement. Pensant que l’individu qui marchait à ses côtés était un autre étudiant de l’ENAM, elle ne s’est pas méfiée. C’est alors que son agresseur a révélé ses véritables intentions en la dévalisant brutalement avant de prendre la fuite, laissant la jeune femme sous le choc. Le lendemain, la scène s’est répétée au même endroit. Cette fois-ci, c’est un étudiant, issu du cycle supérieur, qui a été pris pour cible. Cette récidive confirme les craintes de la communauté estudiantine.

Ce climat d’insécurité n’est malheureusement pas une nouveauté. Toujours selon le quotidien, une affaire similaire remonte à 2025, lorsqu’un individu s’était introduit en plein jour dans l’enceinte même de l’école pour y commettre un forfait. À l’époque, la vigilance des étudiants avait permis de neutraliser l’intrus. Cependant, la recrudescence actuelle des agressions à l’extérieur, sur l’axe menant à l’établissement, marque un nouveau seuil de gravité. La répétition de ces braquages au même endroit soulève des interrogations sur la sécurité des environs.

Désormais plongés dans la psychose, les étudiants ne se sentent plus en sécurité. Ils exigent des mesures d’urgence et réclament non seulement un renforcement de la surveillance privée de l’école, mais surtout une présence accrue et régulière des forces de l’ordre pour sécuriser les accès à l’établissement.

Thécia Nyomba 

 
GR
 

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