Journée internationale de l’identité : l’ANINF alerte les jeunes sur les dangers de leur présence en ligne
À Libreville, l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) a célébré, ce mercredi 16 septembre 2026, la Journée internationale de l’identité (ID Day 2026). Placée sous le thème «Mon identité, mon ombre, jamais séparée», cette édition, organisée dans les 42 pays membres d’ID4Africa, a mis l’accent sur la jeunesse et la nécessité de protéger son identité dans un environnement numérique où chaque action laisse une trace.

Le représentant du directeur général de l’ANINF, Maixent Mba Mvet, lors des échanges avec les jeunes, le 16 septembre 2026. © GabonReview
L’identité ne se limite plus au nom, au prénom, à la date de naissance ou à la nationalité. À l’ère du numérique, elle englobe également les comptes en ligne, photographies, publications, messages, mots de passe et autres informations personnelles laissées sur Internet. C’est le message porté par l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) à l’occasion de cette journée, dont l’objectif était de sensibiliser les élèves aux enjeux liés à leur présence numérique. «Tout comme notre ombre nous accompagne partout, notre identité nous accompagne tout au long de notre vie», a expliqué Audrey Benga, agent à l’ANINF.
Pour l’agence, l’enjeu consiste notamment à faire comprendre aux jeunes qu’une photographie, une vidéo, un commentaire ou une information personnelle peut circuler rapidement et rester accessible longtemps, avec des conséquences possibles dans la vie réelle.
La sensibilisation a également porté sur les moyens de protéger les données personnelles et de prévenir l’usurpation d’identité. Ne jamais communiquer son mot de passe, son code secret ou un code reçu par SMS, mais aussi s’interroger avant de partager une information : «Qui me demande cette information ? Pourquoi me la demande-t-on ? Est-il nécessaire de la communiquer ?», a rappelé Audrey Benga.
L’identité numérique, un enjeu pour les citoyens et pour les États

L’instantané de la journée. © GabonReview
Les élèves ont ainsi été sensibilisés aux faux comptes, aux messages suspects, aux liens inconnus, au cyberharcèlement et à l’utilisation de photographies sans autorisation. En cas de problème, l’ANINF recommande de ne pas rester seul, mais d’en parler rapidement à un parent, un enseignant ou une personne de confiance et de conserver les preuves.
Représentant le directeur général de l’ANINF, Maixent Mba Mvet, conseiller administratif, a souligné que l’identité numérique constitue désormais un enjeu pour les citoyens comme pour les États. «Lorsque vous allez sur Internet, vous créez des comptes, vous faites des photos, même quand vous les supprimez, cette identité reste toujours là», a-t-il relevé. L’enjeu est d’autant plus important avec le développement des services et paiements numériques au Gabon, qui reposent sur la vérification de l’identité des utilisateurs. Les cas d’escroquerie fondés sur l’usurpation de comptes ou l’utilisation de faux profils illustrent, selon lui, la nécessité de renforcer les réflexes de vigilance. «Nous pensons que nous allons continuer les campagnes dans les écoles pour pouvoir davantage continuer à sensibiliser sur cet enjeu important », a-t-il annoncé.
Pour l’ANINF, cette démarche ne vise pas à éloigner les jeunes d’Internet, des téléphones ou des réseaux sociaux, mais à les rendre davantage responsables de leur présence en ligne. Quiz, mises en situation, challenges par équipes et défis collectifs ont ainsi permis aux élèves de réfléchir aux comportements à adopter. «Nous devrions faire attention à ce que nous exposons. Toute information sur notre personne n’est pas nécessaire», a insisté Dimanga Hiliana, ingénieur cybersécurité à l’ANINF et panéliste. Une approche appréciée par les participants, à l’image d’Amimallah Mamingui, élève de 4e au collège Michel Dirat : «Cette journée était très riche. J’ai été éduquée, ça m’a aidée et ça m’a aussi ouvert l’esprit sur certaines choses».
Cinq établissements ont pris part à cette édition : Michel Dirat, le collège Bessieux, le Prytanée militaire d’Akanda, le CES du Centre et l’École publique Martine Oulabou. La journée s’est achevée par la remise des attestations aux participants.
















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