Nommé lors du Conseil supérieur de la magistrature du 19 décembre 2025, Dick Fabrice Boungou Mikolo a été solennellement installé, ce vendredi 9 janvier 2026, dans ses fonctions de procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville. Devant les autorités judiciaires et en présence du ministre de la Justice, le magistrat a réaffirmé son rôle central dans la conduite de l’action publique et la défense de l’état de droit.

Dick Fabrice Boungou Mikolo prononçant de son discours, le 9 janvier 2026. © GabonReview

 

Dick Fabrice Boungou Mikolo, nommé lors du Conseil supérieur de la magistrature du 19 décembre dernier, a été officiellement installé dans ses fonctions de procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, ce vendredi 9 janvier 2026. La cérémonie solennelle s’est déroulée en présence du ministre de la Justice, Garde des Sceaux et chargé des Droits humains, Augustin Emane, sous la présidence de Jean Gaël Doumbeneny, président du tribunal de 1ère Instance de Libreville.

Dans son allocution, le nouveau procureur a rappelé avec gravité l’étendue et la portée de ses missions. «Les missions essentielles sont claires : recevoir et traiter les dénonciations et plaintes, diriger et contrôler l’activité de la police judiciaire, décider des poursuites ou des alternatives prévues par la loi, requérir l’application de la loi devant les juridictions, veiller à l’exécution des décisions de justice et, plus largement, incarner la présence de l’État de droit dans la société», a-t-il déclaré.

S’adressant ensuite aux officiers de police judiciaire, Dick Fabrice Boungou Mikolo a tenu à lever toute ambiguïté sur les rapports institutionnels entre le parquet et les services d’enquête. «Le directeur de la police judiciaire est le procureur de la République. Cette affirmation n’est ni symbolique ni protocolaire, elle est juridique, fonctionnelle et opérationnelle», a-t-il souligné. Il a précisé que les enquêtes de police judiciaire sont conduites sous la direction et le contrôle du procureur, ajoutant que «les ordres engageant la responsabilité pénale doivent émaner du procureur de la République», tout en réaffirmant le respect des chaînes de commandement administratif et militaire propres aux différents corps.

Un parcours riche au sein de l’appareil judiciaire gabonais

Les nouveaux magistrats posant avec le ministre de la Justice. © GabonReview

Magistrat chevronné, Dick Fabrice Boungou Mikolo affiche un parcours riche au sein de l’appareil judiciaire gabonais. Substitut du procureur de la République à Franceville entre 2008 et 2013, il a ensuite exercé comme procureur de la République adjoint à Port-Gentil (2011-2013), puis à Libreville (2013-2015). Il a également occupé les fonctions de premier vice-président au Tribunal spécial de Libreville (2015-2016), avant d’être, tout récemment, président de la chambre correctionnelle spéciale de 2025 à 2026.

Le nouveau procureur a rappelé le rôle central du parquet dans l’architecture judiciaire. Gardien de l’ordre public judiciaire, il reçoit les plaintes, apprécie l’opportunité des poursuites, dirige l’action publique et veille à l’application de la loi pénale dans le respect des droits et libertés fondamentales. «Le procureur de la République n’est ni un juge du siège ni un simple relais administratif, mais l’organe de mise en mouvement de la justice pénale, au carrefour de la norme juridique, de la réalité sociale et de l’exigence de sécurité collective», a-t-il insisté.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Jean Jacques dit :

    Celui n’est pas le procureur du Gabon, il est procureur de la république d’oliguiene. De la -0 république.

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