Lébamba-Mbigou : Moukoumbi veut voir les premiers kilomètres de bitume avant la fin de la saison sèche
En visite d’inspection sur le chantier de la route Lébamba-Mbigou, le 27 juin, le ministre des Travaux publics, Edgar Moukoumbi, s’est dit satisfait de la progression des travaux, aujourd’hui exécutés à 12,5 %. Tout en exigeant la levée rapide des derniers obstacles techniques, il a fixé un objectif clair : permettre aux populations de voir les premiers kilomètres de chaussée bitumée avant la fin de la saison sèche.

Le ministre des Travaux publics, Edgar Moukoumbi, sur le terrain, le 27 juin 2026. © D.R.
Le ministre des Travaux publics, Edgar Moukoumbi, poursuit son suivi de proximité des grands chantiers routiers. Le samedi 27 juin, il s’est rendu sur le chantier d’aménagement en béton bitumineux de l’axe Lébamba-Mbigou, dans la province de la Ngounié, afin d’évaluer l’état d’avancement de cette infrastructure appelée à constituer le premier tronçon d’un corridor routier de 267 kilomètres reliant, à terme, le Gabon à la frontière congolaise via Malinga et Molo.
À ce jour, le chantier affiche un taux d’exécution de 12,5 %, avec des interventions engagées sur plusieurs composantes majeures du projet. Les travaux concernent notamment la construction du futur pont de 80 mètres sur la rivière Biroundou, les terrassements, les ouvrages d’art, les opérations de déforestation, l’installation de la base technique de l’entreprise EBOMAF ainsi que l’exploitation de la carrière de Mandji.
Un obstacle identifié au PK 5+500
Si le ministre a salué la mobilisation des équipes et les moyens déployés sur le terrain, il a néanmoins relevé une difficulté susceptible de ralentir le calendrier.
«J’ai toutefois relevé un point de blocage au PK 5+500, où des poteaux électriques occupent encore l’emprise du chantier. Des instructions fermes ont été données afin qu’une coordination rapide avec les services compétents permette de lever cet obstacle dans les meilleurs délais», a-t-il indiqué à l’issue de sa visite.
Pour Edgar Moukoumbi, cette contrainte doit être rapidement résolue afin de maintenir le rythme d’exécution des travaux.
Une route porteuse de développement

© D.R.
Au-delà de la réalisation de l’infrastructure routière, le projet intègre un important volet social destiné aux populations riveraines. Il prévoit la réhabilitation de 19 écoles et centres de santé ainsi que la réalisation de 19 forages destinés à améliorer l’accès à l’eau potable dans les villages traversés.
«Au-delà de la route, ce projet améliorera durablement les conditions de vie des populations grâce à la réhabilitation de 19 écoles et dispensaires ainsi qu’à la réalisation de 19 forages dans les villages riverains», a souligné le ministre.
Accélérer le chantier pendant la saison sèche
Profitant des conditions climatiques favorables, Edgar Moukoumbi a appelé les entreprises à intensifier les travaux tout en respectant les exigences techniques et environnementales.
«Mon objectif est que les populations de Lébamba et de Mbigou commencent à voir les premiers kilomètres de bitume avant la fin de cette saison», a-t-il affirmé, tout en réitérant la nécessité de «respecter les normes de qualité, préserver l’environnement et accélérer les travaux durant cette période estivale».
Pour le membre du gouvernement, l’avancement de ce chantier dépasse la seule réalisation d’une route. «Chaque chantier qui avance est une promesse de développement qui se concrétise au bénéfice des Gabonaises et des Gabonais», a-t-il conclu.















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