Des individus se faisant passer pour des agents de l’État écument les commerces et imposent de fausses amendes aux opérateurs économiques. La Direction générale du commerce appelle à la vigilance. 

Une mission de contrôle de la DGCCRF à Libreville. © D.R.

 

La Direction générale du commerce tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué rendu public le 29 juin 2026 sur Gabon Télévision, l’administration a dénoncé la recrudescence d’un phénomène frauduleux à Libreville : des individus usurpant l’identité d’agents publics se présentent dans les commerces pour extorquer de l’argent aux opérateurs économiques.

Munis de faux documents administratifs et de fausses cartes professionnelles, ces escrocs ciblent principalement les épiceries, alimentations générales, boulangeries, restaurants ainsi que les marchés. Leur stratégie consiste à simuler des contrôles officiels afin de réclamer des amendes illégales aux responsables des établissements visités. Un phénomène déjà connu des autorités. En 2024, un premier réseau de faussaires avait été démantelé puis placé en détention à la prison centrale de Libreville. Mais malgré cette opération, les pratiques frauduleuses semblent avoir repris. Une nouvelle plainte a ainsi été déposée afin d’identifier et de poursuivre ces nouveaux usurpateurs.

Face à cette situation, la Direction générale du commerce appelle les opérateurs économiques à redoubler de vigilance et rappelle les procédures encadrant les contrôles administratifs. Tout agent de contrôle doit obligatoirement présenter un ordre de mission officiel ainsi qu’une carte d’assermentation. L’administration insiste également sur un point essentiel : aucune amende ne doit être payée directement sur le terrain. Le règlement des pénalités s’effectue uniquement auprès du Trésor public, sur présentation d’un ordre de recette signé par le régisseur de la Direction générale du commerce.

En cas de désaccord ou de contentieux, les commerçants sont invités à exiger une convocation officielle dans les locaux du ministère. La Direction générale du commerce recommande enfin de ne céder à aucune pression lors d’un contrôle jugé suspect et d’alerter immédiatement les forces de l’ordre. Les opérateurs économiques peuvent également contacter directement la Direction générale du commerce ou se rendre dans ses locaux pour signaler toute situation douteuse.

 
GR
 

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