Libreville : les embouteillages désertent la capitale depuis le 29 août
Depuis le début des festivités liées à la Fête nationale de la Libération, Libreville offre un visage inhabituel. Depuis le 29 août, les principaux axes de la capitale gabonaise sont particulièrement fluides, avec une nette baisse du trafic automobile et des embouteillages devenus presque inexistants.

Une vue de la capitale, dimanche 30 août 2026. © GabonReview
À l’ordinaire, circuler dans Libreville relève parfois du parcours du combattant. Mais depuis quelques jours, la capitale semble avoir changé de rythme. Les habituels bouchons ont quasiment disparu et les automobilistes profitent d’une circulation étonnamment fluide.

Quelques routes de Libreville avec à peine quelques véhicules. © GabonReview
De Petro à Acaé en passant par I.A.I., Awendjé et le rond-point de la Démocratie, les principaux points de congestion de la capitale affichent un trafic inhabituellement faible. Une situation qui interpelle autant les automobilistes que les riverains.
À Libreville, l’absence d’embouteillages est même devenue un sujet de conversation. Au carrefour SNI, une riveraine ne cache pas sa surprise : «Ça, c’est un vrai miracle. Je reviens d’Akanda et je vous assure qu’il n’y a pas d’embouteillage», témoigne-t-elle.
Même constat à Awendjé, où une femme rencontrée à un arrêt de bus avance une explication avec humour : «Ils sont tous partis à Makokou». Une manière de faire référence à l’affluence enregistrée dans la capitale provinciale de l’Ogooué-Ivindo, qui a accueilli les célébrations de la Fête nationale de la Libération le 30 août 2026.
Une parenthèse de fluidité bientôt rompue ?
Cette baisse de fréquentation donne ainsi à Libreville des allures inhabituelles. Les rues paraissent moins peuplées, les véhicules moins nombreux et les déplacements nettement plus rapides.
Pour certains habitants, le constat prête même à sourire : «Apparemment, pour que Libreville soit moins peuplée, il faudrait qu’il y ait des fêtes à l’intérieur du pays», ironise une usagère.
Reste à savoir si cette parenthèse de fluidité se prolongera au-delà des festivités. Car avec le retour progressif des habitants ayant fait le déplacement à l’intérieur du pays, la circulation pourrait rapidement retrouver son rythme habituel dans la capitale.
Thécia Nyomba
















0 commentaire
Be the first one to leave a comment.