Libreville : près de 500 kg de boissons alcoolisées retirés du marché et détruits
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a procédé, le 7 septembre 2026, à la destruction de près de 500 kilogrammes de boissons alcoolisées saisies dans plusieurs commerces de Libreville. Une opération destinée à retirer du marché des produits jugés non conformes et à limiter leur accès aux plus jeunes.

Les agents de la DGCCRF en pleine opération de destruction. © GabonReview (Capture d’écran)
Près de 500 kilogrammes de boissons alcoolisées ont été détruits à Libreville à l’issue d’une opération de contrôle menée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Les produits avaient été saisis dans différents points de vente de la capitale en raison de leur non-conformité présumée aux normes en vigueur.
Cette opération intervient alors que les autorités renforcent leur vigilance sur la commercialisation de certaines boissons alcoolisées, notamment celles conditionnées en sachets et proposées à proximité des établissements scolaires.
Des produits accessibles aux plus jeunes
Pour la DGCCRF, l’enjeu dépasse la seule question de la conformité des produits. Leur présence aux abords des établissements scolaires constitue également une préoccupation en matière de protection des mineurs. «Ces produits sont rendus disponibles aux abords des établissements. Malheureusement, l’école va reprendre, et ces produits sont accessibles aux enfants, ce qui entraîne toute la violence que nous voyons aujourd’hui autour des établissements», la directrice générale de la DGCCRF Élise Emmanuèle Ntsame Obame.

Quelques photos des boissons non conformes. © GabonReview (Capture d’écran)
La destruction des produits saisis vise ainsi à empêcher leur remise en circulation et à réduire leur accessibilité, particulièrement à l’approche de la rentrée scolaire.
Un contrôle confronté au régime déclaratif
Au-delà de cette saisie, la DGCCRF pointe les difficultés liées au contrôle des marchandises importées. Le dispositif repose notamment sur les déclarations effectuées par les opérateurs économiques. «Nous sommes dans un régime déclaratif : l’opérateur économique nous fait la déclaration de ce qu’il fait venir, et ce document nous sert de support de contrôle au niveau des conteneurs», explique la directrice.
Selon elle, la vérification de la conformité entre les marchandises déclarées et leur contenu réel n’est pas systématique. «C’est un combat de tous les instants», a-t-elle souligné, insistant sur la nécessité de maintenir les contrôles pour empêcher l’introduction et la commercialisation de produits non conformes.
À travers cette opération, la DGCCRF entend ainsi poursuivre ses actions de surveillance du marché et de protection des consommateurs, avec une attention particulière portée aux produits susceptibles d’être facilement accessibles aux plus jeunes.
Thécia Nyomba
















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