Le chantier des 1 600 logements de Bikélé-Nzong fait l’objet d’un suivi renforcé du gouvernement. Le mercredi 12 août, le ministre du Logement, Mays Mouissi, s’est rendu sur le site pour une réunion de cadrage et une visite de terrain destinées à mesurer l’état réel d’avancement des travaux. Autour de la table, la Société nationale immobilière (SNI), la Caisse des dépôts et consignations (CDC), BGFI Immo, ainsi que les entreprises Urban Life, Sobec et AGES, les bureaux d’études et de contrôle et les opérateurs chargés des réseaux essentiels, notamment la SEEG et Gabon Telecom. L’enjeu était d’«évaluer l’état d’avancement du chantier, identifier les blocages et proposer des solutions afin d’accélérer les travaux».

Lors de cette descente de terrain, le ministre a appelé à davantage de «rigueur, de coordination et de célérité» dans l’exécution du projet. © D.R.

 

Le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, a mené, le 12 août, une visite d’évaluation sur le chantier des 1 600 logements de Bikélé, dans la commune de Ntoum. Cette descente sur le terrain, précédée d’une réunion de cadrage avec l’ensemble des acteurs du projet, visait à faire un point précis de l’avancement des travaux, à identifier les goulots d’étranglement et à définir des mesures correctives pour accélérer la cadence. «Cette démarche traduit la volonté des autorités de renforcer le suivi opérationnel du projet et d’améliorer la coordination entre les différentes parties prenantes», indique son site Internet, qui rapporte cette actualité.

Cette descente sur le terrain intervient alors que le projet est encore dans sa phase de montée en puissance. Le programme des 1 600 logements de Bikélé-Nzong a été officiellement lancé le 2 juin 2026 par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, dans le cadre d’un programme global de 3 100 logements, comprenant également 1 500 unités à Essassa. À Bikélé, l’opération doit s’étendre sur 80 hectares, avec l’ambition de faire émerger un ensemble résidentiel moderne et structuré. Le projet est porté dans le cadre de la politique nationale de l’habitat et bénéficie notamment de l’accompagnement financier du groupe BGFI Bank.

Appel à davantage de «rigueur, de coordination et de célérité» dans l’exécution

Depuis le lancement, les autorités ont multiplié les contrôles pour s’assurer de la traduction dans les faits de cette ambition en réalisations visibles. Dès le 17 juin, soit quinze jours après le lancement officiel, Mays Mouissi avait effectué une première visite à Bikélé-Nzong pour constater le démarrage effectif des travaux. Le ministère avait alors présenté le programme comme une réponse «directe et structurelle au défi du logement au Gabon». Une nouvelle inspection avait également permis, en juillet, de relever que plusieurs chantiers avaient effectivement démarré, tout en pointant des lenteurs sur certains espaces attribués. Le ministre avait alors appelé à davantage de «rigueur, de coordination et de célérité» dans l’exécution.

La visite du 12 août prend ainsi une dimension particulière parce qu’elle a traduit la volonté de passer d’une logique de lancement à une logique de résultats. Pour les autorités, l’objectif est désormais de lever rapidement les contraintes techniques, administratives ou liées aux réseaux, afin de maintenir la cadence du chantier et de rapprocher le projet de sa finalité sociale. Car, derrière les 1 600 unités annoncées se trouve une attente des ménages, à savoir accéder à un logement décent dans un environnement aménagé et durable. 

 
GR
 

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