À la veille de l’ouverture des conférences budgétaires consacrées à l’élaboration de la loi de finances 2027, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a réuni ce lundi 13 juillet 2026 le ministre de l’Économie et des Finances, Thierry Minko. Soucieux d’éviter les insuffisances relevées lors des précédents exercices budgétaires, le coordonnateur de l’action gouvernementale a insisté sur la nécessité de conduire ce processus dans la transparence, la concertation et le respect des priorités sociales fixées par l’exécutif.

Un moment de la séance de travail, le 13 juillet 2026. © Com. VPG

 

Les travaux préparatoires de la loi de finances 2027 entreront dans leur phase active dès ce mardi 14 juillet avec le lancement officiel des conférences budgétaires par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault. Réuni la veille avec le ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la lutte contre la vie chère, Thierry Minko, le coordonnateur de l’action gouvernementale a tenu à poser les bases d’un exercice qu’il souhaite plus cohérent et plus efficace.

Cette rencontre, présentée comme stratégique, s’inscrit dans le processus annuel de préparation du budget de l’État. L’objectif affiché est double : garantir une meilleure hiérarchisation des dépenses publiques et veiller à ce que les ressources disponibles répondent aux ambitions fixées par le gouvernement.

Deux phases pour construire le budget 2027

À l’issue de la séance de travail, Thierry Minko a précisé avoir soumis au vice-président du gouvernement le programme des conférences budgétaires, organisées autour d’une phase ministérielle et d’une phase technique.

«Nous sommes venus présenter au vice-président du gouvernement le programme des conférences budgétaires qui vont être organisées dans le cadre de l’élaboration du projet de loi de finances 2027. Nous sommes venus recueillir les orientations du coordonnateur de l’action gouvernementale, qui a insisté sur la nécessité d’échanger avec l’ensemble des membres du gouvernement pour s’assurer que les préoccupations de tous sont prises en compte», a déclaré le ministre.

Selon lui, les arbitrages budgétaires devront accorder une attention particulière aux projets à forte portée sociale, notamment ceux liés à la préservation du pouvoir d’achat et au maintien du bien-être des populations.

Préserver les acquis sociaux malgré les discussions avec le FMI

Le gouvernement entend également articuler ses choix budgétaires avec les négociations en cours avec le Fonds monétaire international (FMI), sans pour autant remettre en question les politiques sociales engagées ces dernières années.

«Il est hors de question que ce programme vienne remettre en cause les acquis sociaux ; il ne doit pas ralentir la dynamique observée au niveau des investissements prioritaires», a assuré Thierry Minko.

Le ministre a rappelé que le futur budget devra impérativement s’inscrire dans les orientations du Plan national de croissance et de développement (PNCD), récemment finalisé et validé par les autorités.

«Nous n’avons pas d’autre choix que de nous aligner au PNCD en termes d’investissements. Nous avons un cap qui a été défini sur la base de cette trajectoire : le budget sera centré sur le PNCD», a-t-il insisté.

Hermann Immongault veut éviter les erreurs du passé

Au-delà des équilibres financiers, Hermann Immongault a surtout mis l’accent sur la qualité de la préparation budgétaire. Le vice-président du gouvernement a appelé les membres de l’exécutif à tirer les enseignements des difficultés rencontrées lors des précédentes discussions budgétaires, notamment dans le cadre des lois de finances rectificatives et des débats parlementaires.

«Cette loi de finances doit se faire dans les meilleures conditions possibles, afin que nous puissions éviter les dysfonctionnements constatés aussi bien dans les rectificatifs que dans les discussions de soutenance de ces budgets devant le Parlement et permettre à chaque membre du gouvernement d’avoir le discours le plus objectif et le plus réaliste. Nous devons lever toutes les ambiguïtés», a-t-il souligné.

Cette volonté affichée de renforcer la rigueur et la cohérence des arbitrages traduit l’ambition du vice-président du gouvernement d’installer un cadre budgétaire plus lisible, dans un contexte marqué par la nécessité de maîtriser les finances publiques tout en soutenant les investissements structurants.

Un calendrier institutionnel à respecter

Comme le prévoit la Constitution, le projet de loi de finances devra être transmis à l’Assemblée nationale après plusieurs étapes obligatoires. Le texte sera notamment soumis pour avis au Conseil économique, social et environnemental, à la Cour des comptes ainsi qu’au Conseil d’État.

À travers ces consultations, l’exécutif entend sécuriser juridiquement et techniquement un budget appelé à traduire, dès 2027, les grandes orientations du quinquennat et les ambitions du Plan national de croissance et de développement.

 
GR
 

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