Lutte contre la fraude : Canadian Bank Note Company propose au Gabon une technologie de traçabilité des produits taxés
Reçus le 11 juin 2026 à Libreville par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, les responsables de Canadian Bank Note Company ont présenté une solution de timbres d’accises hautement sécurisés destinée à renforcer la lutte contre la contrefaçon, la fraude fiscale et les pertes de recettes. Une innovation qui pourrait contribuer à améliorer la traçabilité des produits soumis aux droits d’accises et à accroître les ressources de l’État.

L’instantané des échanges à la vice-présidence du gouvernement, le 11 juin 2026. © Communication VPG
Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a reçu le 11 juin 2026 à Libreville une délégation du groupe canadien Canadian Bank Note Company (CBNC), venue présenter une solution technologique destinée à sécuriser les produits assujettis aux droits d’accises. Au cœur de cette proposition figure un système de timbres fiscaux hautement sécurisés permettant d’assurer le contrôle, l’authentification et la traçabilité des produits concernés. L’objectif est de réduire les phénomènes de contrefaçon, de fraude et d’évasion fiscale qui privent les États de ressources importantes.
Selon Fuencisla Santiago, vice-présidente chargée du développement et des affaires internationales de l’entreprise, cette technologie pourrait générer des bénéfices significatifs pour le Gabon. «Nous avons effectué des recherches à partir des données disponibles auprès de l’Organisation mondiale de la santé et constaté que ce programme pourrait être très bénéfique pour le Gabon, notamment en augmentant les revenus destinés à la population», a-t-elle indiqué.
Au cours des échanges avec les autorités gabonaises, les responsables de CBNC ont détaillé les avantages de leur dispositif de contrôle et de traçabilité. Celui-ci cible principalement les produits fortement exposés à la fraude, tels que le tabac et les boissons alcoolisées, mais également les médicaments, les cosmétiques ou encore certaines boissons sucrées. «Nous avons eu un dialogue avec le vice-président du gouvernement sur l’opportunité de travailler ensemble dans le cadre d’un partenariat. Principalement pour des produits comme le tabac, l’alcool, mais aussi les médicaments, les cosmétiques et même les boissons sucrées », a expliqué Fuencisla Santiago. Elle a souligné que «ces produits nécessitent un niveau de contrôle plus élevé» et que les recettes supplémentaires générées grâce à ce programme pourraient être réinvesties dans des secteurs prioritaires, notamment la santé publique.
Renforcer la surveillance des produits
Cette technologie offrirait aux autorités gabonaises un outil supplémentaire pour renforcer la surveillance des produits soumis aux droits d’accises, ces taxes indirectes appliquées à certaines catégories de biens de consommation. Elle permettrait également d’améliorer la collecte des recettes fiscales tout en protégeant davantage les consommateurs contre les produits contrefaits ou non conformes.
L’initiative s’inscrit dans la dynamique engagée par les pouvoirs publics visant à moderniser les mécanismes de contrôle économique et fiscal. Face à l’ampleur croissante de la fraude et de la contrefaçon, la sécurisation des circuits de distribution et des recettes de l’État apparaît désormais comme un enjeu important pour la gouvernance économique du pays.















1 Commentaire
thanks for this