Le gérant du magasin CECADO du quartier Central, à Makokou, a été placé sous mandat de dépôt après la découverte d’un déficit de marchandises évalué à 27,87 millions de FCFA. Si la Police judiciaire privilégie la thèse d’un détournement, l’intéressé assure que les pertes s’expliquent par la péremption de produits, les invendus et les casses.

Des produits dans des rayons d’un magasin Cecado au Gabon. © Ceca-Gadis

 

Le gérant du magasin CECADO du quartier Central, dans le deuxième arrondissement de Makokou, a été placé sous mandat de dépôt lundi dernier dans le cadre d’une enquête portant sur un présumé détournement de marchandises d’une valeur de 27 869 506 FCFA. L’affaire fait suite à une plainte déposée auprès de l’antenne provinciale de la Police judiciaire par le représentant de CECA-GADIS, Delanchy Ndong Mba.

Selon des sources policières, les investigations ont été ouvertes après la mise en évidence d’importants écarts de stock constatés lors de deux opérations d’inventaire réalisées cette année.

Deux inventaires, un déficit de près de 28 millions de FCFA

Les faits trouvent leur origine dans la réorganisation opérée par CECA-GADIS à la fin de l’année 2025. En novembre, la direction générale du groupe avait décidé de fermer plusieurs points de vente, notamment deux magasins CECADO à Makokou, un autre à Booué ainsi qu’un magasin Gaboprix à Ovan.

Les marchandises de ces établissements avaient alors été regroupées au magasin CECADO du quartier Central de Makokou, placé sous la responsabilité du gérant aujourd’hui poursuivi.

Le premier inventaire, réalisé en mars 2026, a mis en évidence un manque de marchandises estimé à 13 050 643 FCFA. Un second contrôle effectué en mai a révélé un déficit supplémentaire de 14 818 863 FCFA, portant le préjudice total à 27 869 506 FCFA.

Ces constats ont conduit l’entreprise à saisir la Police judiciaire, laquelle a ouvert une enquête avant de présenter le gérant devant la justice.

Le gérant invoque les pertes d’exploitation

Entendu par les enquêteurs, Firmin Lendzonga conteste implicitement l’hypothèse d’un détournement volontaire. Selon ses déclarations, « la péremption des produits, les invendus ainsi que les casses » expliqueraient les écarts constatés lors des inventaires.

Cette ligne de défense devra désormais être examinée par la justice, qui devra déterminer si les pertes relèvent effectivement des aléas de gestion d’un stock important ou s’il s’agit, comme le soupçonne la société plaignante, d’un détournement de marchandises.

En attendant la suite de la procédure, le gérant demeure placé sous mandat de dépôt.

 
GR
 

0 commentaire

Be the first one to leave a comment.

Post a Comment