Confrontés à une nouvelle suspension des cours faute de paiement des enseignants vacataires, les parents d’élèves du Lycée public Les Lauriers, à Moanda, dénoncent un système devenu intenable. Réunis en assemblée générale extraordinaire, ils appellent l’État à prendre ses responsabilités face à une crise qui menace la stabilité de l’année scolaire 2025-2026.

L’assemblée générale des parents d’élèves, le 9 mai 2026 à Moanda. © AGP

 

Réunis le week-end dernier en assemblée générale extraordinaire à Moanda, dans la province du Haut-Ogooué, les membres de l’Association des parents d’élèves (APE) du lycée public Lycée public Les Lauriers ont une nouvelle fois été appelés à mettre la main à la poche pour assurer le paiement des enseignants vacataires. Une contribution jugée indispensable pour permettre la reprise des cours et sauver la continuité de l’année scolaire 2025-2026.

Depuis le 4 mai, date du dernier versement effectué par l’APE, les enseignants vacataires ont suspendu les enseignements, craignant de ne pas percevoir leurs rémunérations du mois de mai. Cette interruption a rapidement affecté le fonctionnement pédagogique de l’établissement, fortement dépendant de ces enseignants contractuels. Selon des informations relayées par l’Agence gabonaise de presse (AGP), le lycée Les Lauriers ne compte que 17 enseignants titulaires affectés par l’État, contre plus d’une vingtaine de vacataires qui assurent l’essentiel des cours. Une situation qui oblige les parents d’élèves à financer régulièrement les vacations afin de maintenir les activités académiques.

Créé initialement comme CES durant l’année scolaire 2019-2020 avant d’être érigé en lycée, l’établissement connaît une croissance continue de ses effectifs. L’ouverture annoncée de nouvelles classes de première A1, B et S dès la prochaine rentrée accentue davantage les inquiétudes des parents, qui dénoncent une charge financière devenue insoutenable. «Cette situation perdure depuis la création de cet établissement. À cette allure, nous, parents, ne pourrons plus supporter les vacations. Vivement que l’État prenne ses responsabilités ou décide de ramener simplement le lycée en CES», a alerté le président de l’APE, Singa Mvebéka Wolf.

Malgré les difficultés, la mobilisation des parents devrait permettre de réunir les fonds nécessaires au règlement des enseignants vacataires et à la reprise des cours. Toutefois, l’APE estime qu’une réponse durable des pouvoirs publics devient urgente afin d’éviter que ce modèle de financement ne conduise, à terme, à une paralysie récurrente de l’établissement.

 
GR
 

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