À Moanda, dans le Haut-Ogooué, les enjeux liés à la transformation du manganèse ont été au cœur d’une journée citoyenne d’information et de sensibilisation organisée, le 24 juin, par la Préfecture. Réunis autour du préfet du département de la Lébombi-Léyou, Jean-Pierre Abissaye, les habitants ont été édifiés sur un projet considéré comme structurant pour l’avenir économique et industriel de la commune. Placée sous le thème «L’intérêt de la transformation du manganèse expliqué aux Moandais», la rencontre, rapporte l’AGP, a permis d’ouvrir un espace de dialogue entre autorités, opérateurs miniers et populations, dans un contexte de fortes attentes locales.

Les explications données lors de cette rencontre ont mis en avant des bénéfices et retombées pour Moanda, à savoir la création d’emplois notamment pour les locaux. © AGP

 

À Moanda, la transformation du manganèse n’est plus seulement un sujet industriel. Depuis la décision du gouvernement de transformer localement cette ressource minière, la question est devenue une promesse de développement, de montée en compétences et de rééquilibrage économique pour toute une commune appelée à jouer un rôle capital dans l’avenir du Gabon. C’est dans cet esprit qu’une journée citoyenne d’information et de sensibilisation a réuni, le 24 juin, rapporte l’Agence gabonaise de presse (AGP), les populations autour d’un thème, «L’intérêt de la transformation du manganèse expliqué aux Moandais», afin de rendre lisibles les enjeux de ce projet.

Les explications données lors de cette rencontre ont mis en avant des bénéfices et retombées, à savoir la création d’emplois, notamment pour les locaux, la consolidation d’un tissu industriel durable, la hausse de la valeur ajoutée produite sur place et l’effet d’entraînement sur l’économie nationale, en général. Les sociétés Nouvelle Gabon Mining et Eramet-Comilog ont insisté sur la nécessité d’ancrer davantage la richesse minière dans le pays, tandis que le maire de Moanda a résumé l’enjeu d’une formule forte. «Si le manganèse appartient à l’histoire de Moanda, il doit désormais contribuer plus fortement encore à son avenir», a-t-il indiqué.

Il ne s’agit plus seulement d’extraire, mais de transformer, d’industrialiser…

La dynamique s’inscrit dans une orientation nationale d’autant plus que le gouvernement gabonais a récemment confirmé sa volonté de mettre fin à l’exportation du manganèse brut et d’imposer sa transformation sur le territoire, avec un cap fixé à 2029. Dans cette perspective, Moanda apparaît comme un site industriel d’importance, dans la mesure où Comilog y dispose déjà d’outils de transformation qui prolongent la chaîne de valeur sur place, du minerai enrichi jusqu’aux produits métallurgiques. Autrement dit, il ne s’agit plus seulement d’extraire, mais de transformer, d’industrialiser et de retenir davantage de richesses au Gabon.

La séance de travail a aussi voulu préparer les esprits pour l’avenir. Et le préfet Jean-Pierre Abissaye a appelé les forces vives à préserver «la paix, l’unité et la cohésion sociale», conditions indispensables à la réussite du projet, tout en encourageant les parents à orienter leurs enfants vers les métiers de la transformation du manganèse. Il faudra former des techniciens, des ouvriers qualifiés, des ingénieurs et des entrepreneurs capables d’accompagner un cycle nouveau. C’est bien là tout l’enjeu de cette formation et sensibilisation, à savoir-faire comprendre aux populations de Moanda que la transformation du manganèse n’est pas un slogan, mais une transition historique à laquelle leur ville est appelée à contribuer pleinement.

 
GR
 

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