À la suite de la publication de notre article consacré au mémorandum de l’Ordre gabonais des architectes sur le chantier de la place Georges Damas Aléka, le Conseil National de l’Ordre (CNO) a publié, le 7 juillet 2026, un communiqué évoquant des «déclarations calomnieuses et diffamatoires». GabonReview apporte les précisions suivantes.

À gauche, le mémorandum interne de l’OGA daté du 6 juillet 2026, signé du Past-Président Thierry N’Gomo. À droite, le communiqué du Conseil National de l’Ordre du 7 juillet, signé «P./ le Vice-Président». Deux documents, une même institution : en vingt-quatre heures, l’Ordre gabonais des architectes a produit un document… et son désaveu. © GabonReview

 

GabonReview maintient l’intégralité des informations publiées. Le communiqué du Conseil National de l’Ordre gabonais des architectes, signé «P./ le Vice-Président» Fleurice Ingoulé Mounguet, et non par le président en exercice de l’Ordre, Hermès Allogho-Eko, ne conteste ni l’authenticité du mémorandum cité par notre rédaction, ni l’exactitude d’un seul des faits qui y sont consignés : montant du marché, composition du groupement, modifications intervenues en cours d’exécution, retards de paiements. Sur le fond, rien n’est démenti.

GabonReview n’a par ailleurs jamais écrit ni laissé entendre que l’Ordre gabonais des architectes avait communiqué officiellement sur ce dossier, accordé une interview ou transmis un quelconque document à notre rédaction. Notre article indiquait, en toute rigueur, qu’il s’appuyait sur un mémorandum «que GabonReview a pu consulter». Le CNO dément des affirmations que nous n’avons pas faites.

Un document authentifié auprès de son signataire

Contrairement à ce que pourrait laisser penser le communiqué du CNO, GabonReview n’a pas publié à la légère. Avant toute mise en ligne, notre rédaction a joint par téléphone des membres de l’ordre dont  Thierry N’Gomo, signataire du mémorandum. Au cours de cet échange, l’intéressé n’a renié ni la paternité ni l’authenticité du document. Sa seule préoccupation portait sur les conditions dans lesquelles ce document interne, qui n’avait pas vocation à être rendu public, s’était retrouvé hors des murs de l’Ordre. La question de la fuite relève de la gestion interne de l’OGA ; l’authenticité du document, elle, n’a jamais fait débat, y compris auprès de son propre auteur.

Il convient dès lors de le préciser : ce mémorandum, daté du 6 juillet 2026, rend compte d’échanges menés avec l’architecte Erick Mauro Nguémah «sous l’impulsion du Président en exercice de l’OGA», selon ses propres termes. Il ne constitue pas une prise de position officielle du Conseil National de l’Ordre. Notre rédaction en prend acte bien volontiers. Il n’en demeure pas moins un document authentique, émanant de l’institution, vérifié auprès de son signataire avant publication.

GabonReview rappelle enfin que la publication d’informations d’intérêt général relatives à un marché public de plusieurs milliards de francs, financé sur fonds publics, relève de la mission d’information de la presse. Notre article a systématiquement employé le conditionnel pour les éléments non vérifiés de manière indépendante et attribué chaque affirmation à sa source. Fidèle à sa ligne depuis 2011, GabonReview continuera de traiter ce dossier avec la même rigueur, et suivra avec intérêt la communication publique que l’Ordre gabonais des architectes pourrait annoncer dans les prochains jours.

La Rédaction

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Lemacom dit :

    Et toc.
    Merci de continuer à nous donner toujours la bonne information avec les bonnes analyses.
    Votre professionnalisme sur la scène nationale est à louer.
    C’est toujours avec une grande satisfaction que nous vous lisons quotidiennement.
    Merci GabonReview.

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