Le service des examens et concours de la circonscription scolaire nord de Tchibanga, chef-lieu de la province de la Nyanga, a été la cible d’un cambriolage dans la nuit de dimanche à lundi. Si aucun matériel n’a été emporté, les locaux ont été retrouvés en désordre, avec des dossiers éparpillés. L’incident relance par ailleurs la question de l’absence de personnel de sécurité et de dispositifs de vidéosurveillance au sein de cette structure.

Une vue des documents éparpillés au service des examens et concours à Tchibanga. © D.R.

 

La circonscription scolaire nord de Tchibanga, entité du ministère de l’Éducation nationale chargée de la gestion des établissements primaires de la commune et des départements de Douigny (Moabi) et Doutsila, a été cambriolée dans la nuit de dimanche 12 au lundi 13 avril 2026. Ce n’est que le lundi 13 avril au petit matin, à son arrivée au bureau, que le chef de circonscription nord, Nazaire Loembé, a constaté que les locaux avaient été visités.

«Ce matin, comme d’habitude à 7h30, j’ai ouvert la porte. Au moment où j’ai introduit la clé dans la serrure, la porte s’est ouverte. J’ai demandé s’il y avait quelqu’un, mais il n’y a eu aucune réponse. En entrant dans le bureau des examens et concours, tous les dossiers étaient éparpillés au sol», a-t-il expliqué.

L’état de la porte visiblement forcée par les intrus. © D.R.

Fait notable, aucun matériel n’a été emporté, selon les premières constatations relayées par l’Agence gabonaise de presse. Une situation qui interroge sur les intentions des intrus. «À première vue, il n’y a pas eu d’effraction sur la porte principale, ce qui est curieux. Nous avons du mal à comprendre les motivations des auteurs qui n’ont rien emporté», a ajouté le responsable, visiblement préoccupé par la sécurité des documents administratifs.

Une plainte contre X a été déposée auprès des services compétents afin de faire la lumière sur cette intrusion.

Mais au-delà de l’incident, plusieurs voix s’interrogent sur le dispositif de sécurité autour de ce type de service sensible qui gère des documents liés aux examens scolaires. Pour de telles structures, la présence permanente d’au moins deux agents de sécurité, couplée à un système de vidéosurveillance, apparaît comme une nécessité afin de prévenir ce type d’intrusion et de sécuriser les archives administratives.

Thécia Nyomba

 
GR
 

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