Ovan : six pointes d’ivoire saisies, les trois présumés trafiquants écroués à Libreville
Interpellés le 5 septembre à Ovan, dans le département de la Mvoung, trois présumés trafiquants d’ivoire ont été placés sous mandat de dépôt après leur présentation au parquet de la République spécialisé, le 11 septembre à Libreville. Six pointes d’ivoire, sectionnées en douze morceaux, ont été saisies lors de l’opération menée par les Eaux et Forêts et la Police judiciaire de Makokou, avec l’appui de Conservation Justice.

Les quatre accusés après leur arrestation. © ONG Conservation Justice
Trois présumés trafiquants d’ivoire ont été placés sous mandat de dépôt à Libreville, après leur interpellation en flagrant délit à Ovan, le 5 septembre dernier. Selon un communiqué de l’ONG Conservation Justice, les mis en cause tentaient de commercialiser six pointes d’ivoire d’éléphant, découpées en douze morceaux.
L’opération a été menée dans le département de la Mvoung par l’administration des Eaux et Forêts et la Police judiciaire de Makokou, avec l’appui de Conservation Justice. Quatre personnes avaient initialement été interpellées au cours de l’intervention.
Trois suspects maintenus dans la procédure
Parmi les personnes interpellées, trois ont été arrêtées alors qu’elles étaient, selon l’ONG, en flagrant délit de tentative de commercialisation des produits issus de l’éléphant. Le quatrième suspect, présenté comme le chauffeur et donc comme le transporteur, a lui aussi été interpellé dans un premier temps.
Son implication dans le trafic n’ayant toutefois pas pu être suffisamment établie, il a finalement été écarté de la procédure. «Insuffisance de preuves établissant son lien avec le trafic constaté», précise Conservation Justice.

Les pointes d’ivoire saisies. © ONG Conservation Justice
Une fois l’enquête bouclée, les trois autres mis en cause ont été déférés devant le parquet compétent à Libreville. Leur confrontation, intervenue le 11 septembre devant le parquet de la République spécialisé, s’est soldée par leur placement sous mandat de dépôt.
Jusqu’à dix ans de prison
Cette nouvelle affaire intervient dans un contexte de lutte contre le trafic de produits issus de la faune sauvage. Conservation Justice rappelle que la détention, la vente ou la tentative de vente d’ivoire sont sanctionnées par la législation gabonaise.
Les articles 390 et 398 du Code pénal prévoient notamment des peines d’emprisonnement pouvant atteindre 10 ans, ainsi que des amendes pouvant correspondre au quintuple de la valeur du produit saisi.
Pour l’ONG, cette interpellation illustre également la persistance de la criminalité faunique malgré les opérations conduites par les services compétents. Conservation Justice souligne la nécessité de renforcer les moyens mobilisés sur le terrain par les Eaux et Forêts, les forces de l’ordre, la justice et les organisations environnementales partenaires.
Au-delà du braconnage local, l’organisation alerte sur l’évolution d’une criminalité susceptible de s’inscrire dans des réseaux de trafic transnational organisé. Elle estime que ce phénomène peut affecter à la fois les écosystèmes et, plus largement, les enjeux de sécurité.
















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