Pour lutter contre la culture et le trafic de stupéfiants dans la province du Woleu-Ntem, les éléments de l’antenne provinciale de l’Office central antidrogue (OCAD) ont mené une opération au village Akok-Bong-Nseme, près d’Oyem. Cette intervention a permis de découvrir et de déraciner 520 pieds de cannabis, ainsi que l’interpellation de deux présumés cultivateurs.

Les présumés trafiquants. © L’Union

 

Une opération de l’antenne provinciale de l’Office central antidrogue (OCAD) du Woleu-Ntem a récemment permis de démanteler une culture clandestine de cannabis au village Akok-Bong-Nseme, situé à 45 km d’Oyem. Au cours de cette intervention, deux présumés cultivateurs ont été interpellés puis placés sous mandat de dépôt.

Selon le quotidien L’Union du 30 juillet 2026, cette intervention fait suite à l’interpellation, le samedi 25 juillet dernier, d’un présumé revendeur surpris aux abords de la mosquée d’Akoakam en possession de deux sachets de cannabis destinés à la vente. Auditionné par les enquêteurs, ce dernier aurait permis d’identifier son fournisseur présumé, un Gabonais âgé de 45 ans.

Munis de ces informations, les agents de l’OCAD, accompagnés de la substitut du procureur de la République, Ruth Daniella Mbesse, ont procédé, dès le lendemain matin, à une descente dans le regroupement de villages d’Akok-Bong-Nseme.

Deux membres d’une même famille interpellés

Sur place, les enquêteurs ont interpellé deux personnes soupçonnées d’être impliquées dans la culture et la commercialisation de cette substance illicite. La perquisition a permis de mettre au jour plusieurs parcelles agricoles situées à proximité des habitations, où étaient dissimulés les plants de cannabis.

Au total, 520 pieds ont été arrachés et détruits par les forces de l’ordre. Les deux suspects, un homme de 45 ans et sa sœur de 51 ans auraient reconnu les faits lors de leur audition. Ils ont indiqué que la production était notamment destinée à certains orpailleurs et pouvait générer des revenus estimés à 4,5 millions de francs CFA.

Après leur passage devant le magistrat instructeur mardi dernier, les deux mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt à la prison du Peloton. Une opération supplémentaire qui illustre la détermination des autorités à lutter contre la culture et le trafic de stupéfiants dans la province du Woleu-Ntem.

Thécia Nyomba

 
GR
 

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