Panthères du Gabon : vers un nouveau chapitre sous influence européenne ?
Alors que le processus de sélection du futur sélectionneur national entre dans sa phase finale, l’étau se resserre autour d’une poignée de techniciens. Entre expertise étrangère et ambitions renouvelées, la Fégafoot semble privilégier une piste résolument européenne pour redonner de l’éclat au Onze national.

Entre expertise étrangère et ambitions renouvelées, la Fégafoot semble privilégier une piste résolument européenne pour redonner de l’éclat au Onze national. © GabonReview/ Dall-E (Intelligence artificielle)
Le suspense touche bientôt à sa fin pour les supporters gabonais. Après l’examen minutieux de plus de 600 candidatures, la commission spéciale mise en place par la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) a franchi une étape décisive. Selon les informations relayées par notre confrère L’Union, le « tamis » a permis de réduire la liste à un carré d’as, avant l’annonce imminente d’une short-list de trois noms.
L’analyse des profils restants révèle une tendance claire : la nationalité du futur patron du banc des Panthères sera, sauf surprise de dernière minute, européenne. Sur les dix noms initialement retenus, la présence française était massive avec quatre techniciens, épaulés par des profils belges, roumains et ibériques.
Désormais, le dernier carré se compose de deux Français, d’un Portugais et d’un Franco-Portugais. Le lundi 23 février 2026, ces quatre candidats ont passé le grand oral par visioconférence. L’objectif est clair : présenter un projet technique cohérent capable de structurer le football gabonais, de la base au sommet, tout en garantissant des résultats immédiats pour la sélection A.
Le dénouement prévu pour le 28 février
Le choix final ne relève plus seulement de la technique. À l’issue de ces auditions, trois noms seront soumis au ministre des Sports. En concertation avec la Fégafoot, c’est à lui que reviendra la charge de trancher le 28 février prochain.
Au-delà du prestige du poste, le futur sélectionneur devra relever des défis colossaux : restaurer la discipline au sein du vestiaire, intégrer de nouveaux talents et, surtout, relancer le rêve national d’une qualification pour les prochaines échéances majeures. Ce processus s’accompagnera également du recrutement d’un nouveau Directeur technique national (DTN), signe d’une volonté de refonte globale du système fédéral.













1 Commentaire
On échoue une fois et, dans l’émotion, certains pensent encore que la solution viendra de l’extérieur, comme si nous étions incapables de tirer nos propres leçons.
Sans championnat national, nous avons pourtant réussi une belle phase de qualifications. Il faut donc analyser objectivement ce qui n’a pas fonctionné entre cette phase et les matchs de la CAN.
Le pouvoir politique ou la fédération a-t-elle interféré dans le travail du coach ?
Le coach lui-même a-t-il été influencé par certaines pratiques de gouvernance que l’on dénonce souvent dans nos tropiques: recherche d’intérêts personnels, conflits d’intérêts, mélange des rôles ?
Est-il normal qu’un sélectionneur puisse être à la fois entraîneur et impliqué dans la vente d’équipements, y compris auprès de l’équipe nationale qu’il dirige ? N’y a-t-il pas là un problème d’éthique et de conflit d’intérêts ?
Toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont contribué, activement ou passivement, à cette situation doivent rendre des comptes.
Comment ce coach a-t-il été choisi ?
Sur quels critères précis ?
Quelle procédure a été suivie ?
Était-ce un choix fondé sur des compétences et un projet sportif clair, ou sur des proximités avec le pouvoir ?
À l’avenir, ne faudrait-il pas s’assurer que le sélectionneur soit entièrement consacré à sa mission et suffisamment animé par l’amour du football pour renoncer à toute activité susceptible de le distraire, surtout pendant les grandes compétitions ?
Enfin, depuis que de nombreuses voix s’interrogent sur la disparition de Mbourono, le seul à nous avoir ramené un trophée international, pourquoi ce silence ?
Les préférences personnelles de certains dirigeants priment-elles sur l’intérêt national ?
Le débat mérite d’être posé avec lucidité, sans passion excessive, mais avec exigence et responsabilité.
Ce qui manque à l’Africain, c’est l’intégrité et le sens de l’honneur. Il se distrait ou abandonne sa mission et son sacerdoce dès qu’il sent l’odeur de l’agent. On a l’impression que la notion de vocation n’existe pas chez nous. Une mauvaise culture.