Face à la montée du piratage audiovisuel via les plateformes IPTV et les sites de diffusion illégaux, la Haute autorité de la communication (HAC) et le groupe Canal+ envisagent de renforcer leur coopération. Au cœur des discussions : la mise en place de mécanismes techniques et réglementaires destinés à protéger les droits de diffusion et à soutenir le développement de l’industrie audiovisuelle nationale.

Un moment de la rencontre au siège de la HAC à Libreville. ©Capture d’écran / Gabon 1ère

 

Le président de la Haute autorité de la communication (HAC), Germain Ngoyo Moussavou, a reçu le 15 juin 2026 à Libreville une délégation du groupe Canal+ conduite par Aziz Diallo, directeur général Afrique francophone, accompagné d’Edoh Signon, directeur général de Canal+ Gabon. Cette rencontre a principalement porté sur la lutte contre le piratage audiovisuel, un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur au Gabon et sur le continent africain.

Les échanges ont permis de mettre en évidence la prolifération des applications IPTV et des plateformes de diffusion illégales qui retransmettent des contenus protégés sans autorisation. Une pratique qui entraîne des pertes financières importantes pour les détenteurs de droits et fragilise l’écosystème de la création audiovisuelle.

Pour faire face à cette menace, Canal+ a présenté à la HAC un dispositif technologique de détection automatique des flux pirates. Déjà opérationnel dans plusieurs pays africains, notamment en Côte d’Ivoire, au Mali, au Togo et au Bénin, cet outil permet de repérer les contenus diffusés illégalement sur internet et de transmettre des signalements aux fournisseurs d’accès à internet afin qu’ils procèdent à leur blocage.

Selon les responsables du groupe, ce mécanisme vise exclusivement les contenus dont Canal+ détient légalement les droits de diffusion. Son efficacité dépend toutefois de la coopération des fournisseurs d’accès à internet et de l’implication des autorités de régulation du secteur.

Ouvrir un cadre de concertation avec l’ARCEP

Dans cette perspective, Aziz Diallo a sollicité l’accompagnement de la HAC afin d’ouvrir un cadre de concertation avec l’Agence de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), compétente en matière de supervision des opérateurs de télécommunications et des fournisseurs d’accès à internet.

Le président de la HAC a exprimé sa volonté de contribuer à la recherche de solutions adaptées. Germain Ngoyo Moussavou a rappelé que le piratage audiovisuel constitue une violation des droits d’auteur et des droits voisins, et qu’il demeure passible de sanctions conformément à la législation en vigueur. Il a également souligné que la liberté d’accès à internet ne saurait être invoquée pour justifier des pratiques illégales portant atteinte à la propriété intellectuelle.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. evariste dit :

    Passez la Coupe du Monde et baissez vos tarifs, on reviendra vers vous…

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