Dette publique, réforme de la SEEG, accords de défense : le sénateur Léon Ababé a dressé, le 31 juillet à Fatima, le bilan de son mandat devant ses électeurs. Mais ce sont les inondations récurrentes du quartier qui ont dominé les échanges, les habitants réclamant le curage du grand canal, seule véritable infrastructure censée les protéger chaque saison des pluies.

Le vénérable sénateur Léon Ababé face à ses électeurs. © GabonReview

 

Le sénateur des 1er et 2è arrondissements de Port-Gentil, Léon Ababé, a poursuivi son exercice de redevabilité en rencontrant, le 31 juillet, les habitants du quartier Fatima. Cette séance, organisée dans le cadre de l’intersession, lui a permis de présenter le bilan des travaux menés au Sénat, d’expliquer plusieurs réformes engagées par les pouvoirs publics et de répondre directement aux préoccupations des populations.

Aperçu des populations de Fatima lors de la rencontre de proximité. © GabonReview

Face à une assistance attentive, l’élu est longuement revenu sur la situation économique du pays, notamment la question de la dette publique. Il a expliqué que le Gabon avait dû revoir son budget à la baisse pour respecter les critères des partenaires financiers internationaux et préserver son accès aux financements extérieurs, précisant que le gouvernement poursuivait ses efforts pour honorer ses engagements malgré les contraintes de trésorerie. Il a également évoqué la dissolution de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), présentée comme le socle de deux entités spécialisées, l’une pour l’électricité, l’autre pour l’eau, sur le modèle de dispositifs européens éprouvés, avant de rappeler la signature d’accords de défense avec plusieurs pays partenaires, censés renforcer la coopération sécuritaire du Gabon.

Au-delà des grands dossiers nationaux, la rencontre a surtout donné la parole aux habitants, pour qui la lutte contre les inondations récurrentes du quartier reste la priorité. Prenant la parole en leur nom, Arnaud Fredy Koumba a salué un exercice «républicain et pédagogique» : «Nos parlementaires doivent revenir vers les électeurs pour rendre compte des décisions prises et des lois votées. Cet exercice renforce la démocratie et le lien entre les élus et les citoyens», a-t-il déclaré, avant de plaider pour le curage et l’aménagement du grand canal de Fatima, dont dépend, selon lui, la réduction significative des inondations. Il s’est également dit convaincu, à l’issue des explications du sénateur, que l’endettement pouvait constituer un levier indispensable pour financer les grands projets structurants de la Ve République, à condition que le Gabon préserve sa crédibilité auprès des bailleurs internationaux.

Même satisfaction chez Gérard Dethy, riverain du quartier : «Nous sortons satisfaits des explications qui nous ont été fournies. Les réponses apportées par le sénateur étaient claires et pertinentes», a-t-il affirmé, avant de résumer, plus incisif, l’enjeu de l’application des lois : «Le véritable problème n’est pas toujours la loi, mais les hommes chargés de la faire respecter.»

Le chef du quartier Fatima, Joseph Bingouloux, a pour sa part salué cette démarche de proximité, insistant sur la nécessité d’un dialogue permanent pour identifier les besoins prioritaires en matière d’éclairage public, de voirie et d’assainissement. La rencontre s’est achevée par la remise, aux responsables communautaires, des recueils des lois adoptées lors de la première session ordinaire du Parlement, tenue du 2 mars au 30 juin au Sénat.

 
GR
 

0 commentaire

Be the first one to leave a comment.

Post a Comment