Libreville abrite depuis le 10 juillet, les premières journées portes ouvertes Iphamétra/Acteurs de la médecine traditionnelle, une manifestation nourrie par l’ambition d’initier un partenariat entre les acteurs de la médecine traditionnelle et moderne, pour le bénéfice des populations.

Gabonreview.com - Herboristerie - © D.R.

Henri Paul Bourobou Bourobou, directeur général de l’Institut de pharmacopée et de médecine traditionnelle (Iphamétra), a déclaré à l’ouverture des travaux que «la médecine traditionnelle est une médecine révélée qui est née avec l’homme. C’est pourquoi elle doit occuper une place de choix d’autant plus qu’elle est reconnue d’utilité publique», a rapporté l’AGP.

«La médecine traditionnelle n’est pas une utopie, c’est une réalité quotidienne. Elle n’est pas synonyme de fétichisme, c’est une question de vie», a affirmé Bourobou Bourobou, déplorant l’absence d’une légalisation pour son exercice au Gabon. «La collaboration entre la médecine traditionnelle et la médecine occidentale est restée théorique malgré tout. La médecine traditionnelle, à défaut d’être légalisée, est toléré», a-t-il poursuivi.

A ce titre, le Pr Paul Marie Louembet, directeur général de la Recherche scientifique, a estimé que l’Iphamétra doit jouer pleinement le rôle d’arbitre en devenant un centre d’expertise ou un bureau d’étude qui aura pour principale mission d’établir un pont entre les acteurs de la médecine occidentale, les praticiens de la médecine orientale et ceux de la médecine traditionnelle.

«Ces journées vont nous donner l’occasion d’échanger entre nous pour comprendre pourquoi ce partenariat n’a jamais existé de fait sur le terrain avant d’asseoir une véritable collaboration tant souhaitée par tous», a indiqué Paul Marie Louembet. Ces journées prévoient à cet effet une exposition des produits de la pharmacopée traditionnelle, une table ronde sur le thème «Interaction entre la médecine traditionnelle, médecine moderne et médecine orientale : Problèmes et perspectives», ainsi que des travaux en commissions pour l’élaboration de recommandations d’un nouveau partenariat.

 
GR
 

2 Commentaires

  1. Le Nobel dit :

    Désolé mais le Pr. Louembet a tord dans son affirmation. L’Iphamétra n’a pas joué un rôle d’arbitre dans le domaine de la Recherche en matière de médecine traditionnelle, ni même de devenir la principale interface entre les divers types de médecines, et ce pour plusieurs raison:
    1- Un seul Centre de recherche dans un pays n’a pas à lui seul à avoir le monopole d’un seul type de Recherche. Car d’ailleurs, il ne regorge aucunement d’experts reconnus internationalement dans le domaine.

    2- Un chercheur exerçant à Franceville ou à Lambaréné ou dans un autre centre de Libreville n’a pas à avoir la permission de l’Iphamétra pour mener sa recherche. Le comité d’éthique de son Institution d’appartenance, ou de son organisme subventionnaire à ce mandat. L’Iphamétra, que je sache, ne subventionne pas les travaux des Chercheurs qui ne sont pas sous sa tutelle (Alors, il n’arbitrera que ses chercheur à lui).

    3 – On n’établi pas UN PONT entre trois domaines aussi différents philosophiquement (méd moderne, traditionnelle, orientale) si on a pas au préalable établi de vrai PONTS entre la Recherche dans les sciences fondamentales, la Recherche Translationnelle et la Recherche Cliniques, qui exige un forte collaboration multi-institutionnelle, mais surtout l’établissement des normes et standards qu’exigent ces trois types de recherche. L’Iphamétra connait quoi de ça pour être une référence (un bureau)nationale?

    4- L’Iphamétra existe depuis plus de 30 ans (je crois, sinon contredisez moi). Je dirai même plus de 35 ans et c’est aujourd’hui qu’ils réalisent tout à coups qu’il y a un vide à combler dans la culture normative de la science tradi-moderne et veulent en faire le monopole par la simple grâce de sa nomination?… 35 ans?

    I’m Out.

  2. dworaczek-bendome dit :

    La chine, il y a des années a mis en place au plan national « les fameux médecins aux pieds nues » qui étaient à la base des traditions praticiens. Il les a formé sur les questions d’hygiènes et prises en charges des malades.

    La médecine traditionnelle et moderne sont complémentaires.

    Au Gabon, on adore tout copier, voilà un bel exemple de synergie qui apporterait « un » plus aux populations et par la même occasion une reconnaissance sur ceux qui la pratique consciencieusement avec sérieux et compétence.

    De plus, Un référencement national mettrait dehors les brebis calleuses qui sont très nombreux dans ce secteur. Ils pourraient intervenir et ainsi palier au manque cruel d’une couverture sanitaire nationale.

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