À trois jours de l’assemblée générale conjointe des syndicats de l’Université Omar Bongo, prévue le 13 avril, le ministre de l’Enseignement supérieur, Pr Charles Edgard Mombo, a engagé des discussions avec les responsables syndicaux. Au cœur des tensions : le paiement des primes trimestrielles des personnels administratifs et les arriérés de vacations des enseignants.

Le Pr Charles Edgard Mombo échangeant avec les syndicalistes, le 10 avril 2026. © GabonReview

 

À l’approche de l’assemblée générale conjointe des syndicats de l’Université Omar Bongo (UOB), prévue le 13 avril, le climat reste tendu autour de la question des primes et des vacations impayées. Pour tenter de désamorcer la crise, le ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Charles Edgard Mombo, a échangé ce vendredi 10 avril 2026 avec les principaux responsables syndicaux.

Au centre des revendications, les personnels administratifs et agents techniques (ATOS) attendent le paiement de leur prime trimestrielle depuis le 15 mars. À cela s’ajoutent les préoccupations des syndicats d’enseignants, notamment le SNEC-UOB et la FRAPES, concernant plusieurs années d’arriérés de vacations.

«Ces personnels attendent le paiement de cette prime depuis le 15 mars. Pour ce qui est des syndicats des personnels enseignants, donc SNEC-UOB et FRAPES, il s’agissait des paiements des vacations depuis l’année 2022-2023, toute l’année des vacations 2022-2023, le second semestre 2024-2025 avec tous les encadrements et jurés de soutenance et le premier semestre 2025-2026. Donc, en fait, c’est cette crainte-là de retomber dans un cycle infernal de dettes qui nous a amenés à convoquer cette assemblée générale conjointe», a expliqué Mathurin Ovono Ebe, président du SNEC-UOB.

Du côté des syndicats, l’incompréhension grandit face aux lenteurs administratives. Selon eux, les dossiers nécessaires auraient été transmis au ministère du Budget, mais continueraient de faire l’objet de renvois répétés pour des compléments jugés excessifs. «Tous les documents sont partis et qu’au bout de deux semaines, qu’on nous dise non, il faut ajouter les documents, il faut refaire les documents. Avant-hier, c’était qu’il fallait envoyer les documents numériques. Donc la base a considéré que c’était une volonté de blocage du budget et du trésor», a déploré le syndicaliste.

Un audit est en cours

Cependant, à l’issue des échanges, un début d’éclaircie semble se dessiner. Les autorités auraient engagé un audit des primes, une démarche qui, selon les syndicats, pourrait accélérer le processus de paiement. «Je pense qu’il y avait quand même des informations qu’on n’avait pas, des démarches qui avaient été faites par la tutelle. Et au regard de ces explications, nous pensons que le ministère du Budget, en collaboration avec notre tutelle, va accélérer les choses pour que les uns et les autres puissent rentrer dans leur but», a indiqué Aristide Etoua Nteme, président du syndicat ATOS-UOB.

Dans un souci de transparence, le ministre a décidé de dépêcher son conseiller financier à l’assemblée générale prévue lundi. Une présence jugée essentielle pour restaurer la confiance. «Ce qui est intéressant, c’est la présence du conseiller financier à l’AG qui aura lieu lundi, puisqu’il prendra la parole et il leur donnera toutes ces explications-là, ce qui permettra aux uns et aux autres d’être plus confiants», a souligné Dacharly Mapangou, président de la FRAPES.

Reste que la décision finale reviendra à la base syndicale à l’issue de cette assemblée générale. Celle-ci devra déterminer la conduite à tenir face à une situation qui affecte directement le quotidien de nombreux agents, pour qui ces primes constituent un complément de revenu indispensable.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. akoma mba dit :

    Comme on dit en pays latin, celui qui ne pleure pas n’a pas sa tétée.
    Alors, fonctionnaires et retraités non militaires, qu’attendez-vous pour battre le pavé pour vos Rappels de Solde?

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