En prélude aux procès qui s’ouvrent le 10 novembre prochain devant la Cour criminelle spéciale, au Palais de justice de Libreville, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, le Dr Séraphin Akure-Davain a présidé ce jeudi 6 novembre une réunion en vue d’évaluer les préparatifs. Cette audience concerne Sylvie Aimée Marie-Valentin épouse Bongo Ondimba, son fils aîné Noureddin Bongo, ainsi que 11 autres accusés, tous impliqués dans des affaires de délinquance économique et financière.

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, le Dr Séraphin Akure-Davain, présidant la réunion avec tous les acteurs intervenants dans le procès de Sylvie et Noureddin Bongo. © D.R.

 

À quatre jours de l’ouverture du procès de Sylvie Bongo Ondimba et de son fils aîné Noureddin Bongo, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, s’est assuré, ce jeudi 6 novembre, que les opérations étaient bien prêtes. Le Dr Séraphin Akure-Davain a en effet réuni tous les acteurs impliqués pour s’assurer des dispositions en ce qui concerne les procédures, les conditions matérielle et sécuritaire du procès.

Garantir la transparence et la sécurité le jour de l’audience

«Cette réunion a pour objectif de faire le point sur cette audience importante qui va se dérouler chez nous le 10 novembre. J’ai fait venir l’inspecteur général des services et le premier président de la Cour d’appel de Libreville, le procureur général, le bâtonnier de l’ordre des avocats, tout comme le Secrétaire permanent du Conseil supérieur de la magistrature pour faire le point des préparatifs», a déclaré le ministre.  

Le ministre a également insisté sur la nécessité de garantir la transparence et la sécurité le jour de l’audience, en précisant qu’«il est important de prendre toutes ces garanties parce que c’est un procès qui sera médiatisé et il y aura plusieurs personnes qui vont arriver». À quatre jours de l’audience, il est donc nécessaire d’apporter les derniers ajustements nécessaires pour ainsi assurer le bon déroulement de la procédure.

Sur la présence des accusés, les autorités judiciaires rappelaient déjà que les dispositions légales en vigueur prévoient différents cas de figure et qu’ils soient présents, qu’ils ne soient pas présents, ils seront jugés. En l’occurrence, Sylvie Bongo et son fils seront jugés par contumace. D’autant plus qu’ils résident actuellement à Londres, mais dqu’ils demeurentdomiciliés au Gabon.

Un important moment pour la justice gabonaise

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, le Dr Séraphin Akure-Davain. © D.R.

La réunion a réuni autour du ministre de la Justice plusieurs acteurs du système judiciaire gabonais, notamment Jean Jacques Oyono, Secrétaire permanent du Conseil supérieur de la Magistrature, Eddy Minang, Procureur général près la Cour d’appel de Libreville, Nancy Engandzas, Premier président de la Cour d’appel de Libreville, Maixent Essa Assoumou, Président de la Cour criminelle spécialisée, ainsi que Me Raymond Obame Sima, Bâtonnier de l’Ordre des avocats. À ceux-là s’ajoutent le Secrétaire général adjoint du ministère, Arlette Ntsame Mermoz, l’Inspecteur général des services judiciaires, Appolinaire Ondo Mve, et le directeur de cabinet du ministre de tutelle, Clauvice Nyama Moukétou.

Sylvia Bongo, épouse de l’ancien président Ali Bongo, et son fils aîné Noureddin Bongo-Valentin, sont poursuivis avec dix autres accusés pour des infractions liées à la délinquance économique, financière et au grand trafic. Ils seront jugés notamment pour des faits de détournement, de corruption, de faux et usage de faux, de blanchiment des capitaux, ainsi que d’autres chefs d’accusation. Ce dossier s’annonce comme un important moment pour la justice gabonaise.

 
GR
 

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