Projet Sephora dédié aux enseignants : Marie-Françoise Dikoumba lance les consultations
Le gouverneur de l’Estuaire, Marie-Françoise Dikoumba, a lancé les premières consultations publiques autour du projet SEPHORA à Ntoum, une future cité destinée à offrir des parcelles viabilisées aux enseignants gabonais.

Marie-Françoise Dikoumba (au centre) et quelques officiels le 8 mai 2026. © GabonReview
Dans le cadre de la mise en œuvre de l’engagement pris par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, en faveur des enseignants gabonais, notamment celui de faciliter leur accès à la propriété foncière, le gouverneur de l’Estuaire, Marie-Françoise Dikoumba, a conduit, le 8 mai dernier, une délégation sur le site retenu pour le projet Sephora, situé à Plaine-Ayémé, à proximité de Ntoum. Cette descente de terrain avait pour objectif principal l’organisation de la première consultation publique avec les populations des quartiers Cité Sonadeci, Tchad et Matsaba, directement concernés par ce vaste projet d’aménagement foncier.

Quelques habitants impactés. © GabonReview
La rencontre s’inscrit dans le cadre d’un partenariat public-privé portant sur l’aménagement de 539 hectares constructibles, correspondant à la parcelle n°6, section WW du plan cadastral de la commune de Ntoum, objet du titre foncier n°35164 appartenant à la République gabonaise.
5000 parcelles prévues
Au cours des échanges, Marie-Françoise Dikoumba a présenté les grandes lignes du projet de lotissement «Les Séphoras», destiné à offrir des parcelles viabilisées aux enseignants gabonais. Selon les projections, près de 5 000 parcelles d’environ 500 m² chacune devraient être attribuées. «Vous avez entendu le président de la République annoncer récemment qu’il souhaitait donner des terrains aux enseignants, parce que beaucoup n’en possèdent pas. Il a donc instruit le ministère du Logement, du Cadastre et de l’Habitat de trouver un site pour réaliser cet aménagement», a expliqué le gouverneur.
Au-delà du simple lotissement, les autorités envisagent la création d’une véritable ville moderne intégrant plusieurs infrastructures publiques et commerciales. Notamment trois écoles publiques, un lycée, deux centres commerciaux, deux stations-service, un centre de santé, des aires de jeux et jardins publics, un commissariat, une caserne de sapeurs-pompiers, des plateaux sportifs, des installations de pompage et de traitement d’eau, un centre administratif ainsi que plusieurs sites de collecte et de traitement des déchets ménagers.
Afin de préparer la mise en œuvre du projet, une série de missions d’évaluation sera conduite par une coordination regroupant l’ANUTTC, les services de l’Habitat, de l’Agriculture ainsi que le partenaire SCI Terrain pour Tous. Ces opérations permettront de recenser les habitations et les surfaces agricoles exploitées par les populations concernées, en présence des propriétaires.
«Restaurer la dignité» de toutes les parties
Objectif affiché : définir, en concertation avec les habitants, les modalités de relogement ou d’attribution de nouvelles parcelles cultivables. Présents lors de cette consultation, les autorités administratives et locales ont invité les populations à collaborer pleinement avec les équipes techniques. Tous ont insisté sur le fait qu’aucun habitant ne serait laissé pour compte dans le cadre du projet.
Si de nombreux riverains se sont montrés favorables à l’arrivée de ce projet de développement, certains ont toutefois exprimé des préoccupations concernant les conséquences des futurs travaux. Laurent Ibala Nzenguet, a regretté «l’absence d’un procès-verbal pour consigner l’ensemble des échanges». Il s’est également interrogé sur les impacts environnementaux du chantier, notamment les risques liés au ruissellement des eaux provoqué par le passage des engins de terrassement.
De son côté, le chef du quartier Sonadeci, Eduard Ngoulou, a salué l’initiative des autorités. À l’issue de cette première rencontre, les autorités ont annoncé la création prochaine d’un comité de suivi chargé d’accompagner la réalisation du projet et le dialogue avec les populations. Pour Marie-Françoise Dikoumba, cette consultation avait avant tout pour objectif de rassurer les habitants concernés. Selon elle, le chef de l’État insiste sur la nécessité de «restaurer et préserver la dignité des Gabonais», assurant que cette exigence sera pleinement prise en compte dans le cadre du projet SEPHORA. Une prochaine rencontre avec les populations est prévue dans les semaines à venir.













0 commentaire
Soyez le premier à commenter.