En visite ce jeudi 30 juillet au Centre de détention des mineurs de Libreville, la ministre des Affaires sociales, Dre Armande Longo épouse Moulengui, avec l’appui du ministre du Pétrole et celle du Travail, a réaffirmé que la protection de l’enfance s’étend à tous les enfants, y compris ceux placés sous main de justice. Accompagnée d’une remise de vivres et de produits d’hygiène, cette visite s’inscrit dans une démarche de suivi et de réinsertion. 

La ministre des affaires sociales en pleine visite au Centre de détention des mineurs de Libreville,  le 30 juillet 2026. © D.R.

 

Pour le ministère des Affaires sociales, la protection de l’enfance ne s’interrompt pas aux portes d’un établissement pénitentiaire. C’est le message porté jeudi 30 juillet 2026, par la ministre de tutelle, Dre Armande Longo épouse Moulengui, lors de sa visite au Centre de détention des mineurs de Libreville.

‎Face au personnel du centre, aux jeunes détenus, la ministre a rappelé que cette visite s’inscrit dans l’engagement permanent du gouvernement envers tous les enfants gabonais. «Un enfant en conflit avec la loi reste avant tout un enfant et relève, à ce titre, de notre responsabilité collective de protection», a-t-elle déclaré, saluant au passage le travail quotidien du personnel chargé de leur encadrement.

‎S’adressant directement aux mineurs, elle a délivré un message d’espoir, loin de toute stigmatisation. «Vous n’êtes pas oubliés. L’État reste présent à vos côtés», a-t-elle affirmé, avant d’ajouter : «Cette période difficile ne définit pas qui vous serez demain».

‎L’autorité mise sur la scolarité, la formation professionnelle et la réinsertion 

Quelques moments de la visite. © D.R.

‎Insistant sur les perspectives d’avenir, Dre Armande Longo épouse Moulengui a mis l’accent sur l’accès à la scolarité, à la formation professionnelle et à la réinsertion sociale. Selon elle, la sortie du centre doit être préparée afin de permettre à ces jeunes de retrouver leur place dans la société, notamment par la réintégration du système scolaire ou l’orientation vers des filières de formation adaptées.

‎La visite a également été marquée par la remise d’un don composé notamment de vivres et de produits d’hygiène, une dotation qui répond à des besoins concrets du centre et de ses pensionnaires. «Ce don répond à des besoins courants ; il ne remplace pas une politique publique, il l’accompagne», a-t-elle souligné, rappelant que cette initiative s’inscrit dans une action appelée à se poursuivre.

‎‎Pour clore son propos, l’autorité a réaffirmé que «la protection de l’enfance ne s’arrête pas aux portes d’un centre de détention. Elle se poursuit ici, avec la même exigence de dignité», tout en réitérant l’engagement du gouvernement à améliorer les conditions de détention des mineurs et à privilégier, lorsque les circonstances le permettent, les alternatives à l’incarcération ainsi qu’une réinsertion effective après leur sortie.

Dans cette dynamique, le ministère entend renforcer le suivi des conditions de prise en charge des mineurs en conflit avec la loi à travers des visites régulières et une évaluation continue des besoins. Une démarche qui vise à améliorer leur accompagnement tout en garantissant le respect de leurs droits.

Thécia Nyomba

 
GR
 

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