L’Institut d’hygiène publique et d’assainissement (IHPA) entend franchir un nouveau cap dans sa démarche qualité. Un atelier consacré au renforcement des capacités de ses pilotes de processus et à la validation des documents du Système de management intégré qualité, hygiène, sécurité et environnement (SMI-QHSE) s’est ouvert ce mercredi 9 septembre à Libreville. Les travaux, prévus jusqu’au 12 septembre, doivent permettre de rendre ce dispositif pleinement opérationnel.

Photo de famille au terme de la journée. © D.R.

 

Durant quatre jours, les pilotes de processus de l’IHPA sont appelés à mieux maîtriser les exigences des référentiels applicables et, surtout, à clarifier leur rôle dans le déploiement du SMI-QHSE. L’objectif est de faire de cet outil un véritable instrument de pilotage de l’Institut, au-delà de la seule production de documents administratifs.

À l’ouverture des travaux, la ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épse Bivigou, a insisté sur cette nécessité. «Cette démarche ne doit pas être réduite à une simple production de documents administratifs», a-t-elle souligné, appelant à en faire «un véritable outil de pilotage, de maîtrise des risques et d’amélioration des performances».

Les participants devront notamment travailler sur le suivi des indicateurs, la maîtrise des risques, l’identification des actions d’amélioration ainsi que la validation de documents cohérents et directement applicables au fonctionnement de l’Institut. Un chronogramme consensuel pour le déploiement des différents processus doit également être arrêté au terme de l’atelier.

S’appuyer sur les normes internationales

Le SMI-QHSE de l’IHPA s’appuie notamment sur la norme ISO 9001 relative aux systèmes de management de la qualité et sur la norme ISO/IEC 17025, qui encadre la compétence, l’impartialité et le fonctionnement des laboratoires d’essais et d’étalonnages.

Pour le département de la Santé, l’appropriation de ces référentiels doit contribuer à améliorer la fiabilité des prestations, la traçabilité des activités et la crédibilité de l’Institut auprès de ses usagers et partenaires.

«Les documents validés devront être effectivement appliqués, les indicateurs régulièrement suivis, les écarts analysés et les actions correctives mises en œuvre», a insisté la ministre, mettant ainsi en avant la responsabilité des pilotes de processus dans la pérennisation du système.

Un enjeu pour la performance de l’IHPA

Chargé de missions touchant notamment à l’hygiène, à l’assainissement, à la sécurité sanitaire au travail, aux activités de laboratoire et à la prévention des risques sanitaires et environnementaux, l’IHPA occupe une place stratégique dans le dispositif de protection de la santé publique.

Dans ce contexte, le renforcement de son système de management apparaît comme un levier de performance. L’ambition affichée est d’installer durablement une culture de la qualité, de la prévention des risques et de l’amélioration continue.

Cette orientation s’inscrit dans la volonté affichée des pouvoirs publics de moderniser l’administration et d’améliorer l’efficacité des services essentiels, en cohérence avec le Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030.

Au-delà de l’atelier, l’enjeu sera désormais de traduire les documents et recommandations adoptés en pratiques quotidiennes et en résultats mesurables. L’IHPA entend ainsi consolider progressivement un dispositif de management capable d’améliorer la qualité de ses prestations et de renforcer son efficacité institutionnelle.

 
GR
 

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