Recensement de la population au Gabon : onze jours pour ne rater personne
À onze jours de la clôture du Recensement général de la population et des logements (RGPL), la province de l’Estuaire reste le principal défi de l’opération. Avec près de 70 % de couverture atteinte à la mi-avril, les autorités locales redoublent d’efforts pour recenser l’ensemble des habitants avant la date butoir du 26 avril 2026.

La gouverneure de l’Estuaire, Marie-Françoise Dikoumba, a appelé à accélérer la cadence à 11 jours de la fin du RGPL. © GabonReview(montage)
Le Recensement général de la population et des logements (RGPL) a dépassé le cap des 50 % de couverture à la mi-avril 2026. Mercredi 15 avril, la gouverneure de l’Estuaire, Marie-Françoise Dikoumba, a réuni les agents-superviseurs afin de dresser un état des lieux des avancées et des difficultés rencontrées sur le terrain. L’opération doit impérativement s’achever le 26 avril, laissant moins de deux semaines aux équipes pour boucler la collecte.
«Il s’est agi pour nous de faire un point sur les avancées et sur les difficultés rencontrées par les équipes sur le terrain. Le taux de recensement a été amélioré. Aujourd’hui, il se situe à près de 70 %. Ce qui est une bonne chose», a déclaré la gouverneure.
Depuis le 13 février, les agents recenseurs quadrillent les quartiers de Libreville et les zones rurales environnantes. Après deux mois d’opérations, le taux de couverture national est satisfaisant, selon les chiffres présentés lors de la réunion de coordination.
L’Estuaire, province la plus exigeante
Avec entre 50 et 55 % de la population gabonaise concentrée sur son territoire, l’Estuaire représente le défi le plus complexe du recensement. Les difficultés logistiques sont particulièrement marquées dans les zones fluviales d’Owendo et du département de la Noya.
«Les problèmes de moyens logistiques se posaient. Nous allons voir dans quelle mesure augmenter ces moyens pour couvrir les zones fluviales, notamment dans le Komo et le Komo-Océan. […] La densité de la population rend la collecte de données et la mobilisation des ressources humaines plus exigeantes», a expliqué Simon Ondo Meto’o, directeur général de l’Institut national de la statistique.
Face à ces contraintes, la gouverneure a appelé à accélérer le rythme pour atteindre une couverture exhaustive. «Nous allons poursuivre ces efforts pour atteindre les 100 % de couverture dans le délai imparti par le gouvernement», a-t-elle martelé.
Avec une date de clôture fixée au 26 avril, les équipes disposent désormais de onze jours pour recenser les populations non encore enregistrées. Au-delà des chiffres, ce recensement doit fournir les bases statistiques indispensables à la planification des politiques publiques gabonaises pour les années à venir.













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