En réunissant l’ensemble des corps constitués de la justice gabonaise, le ministre de la Justice, le Pr Augustin Emane, a posé les bases d’un travail concerté en vue de l’harmonisation et de la modernisation des textes de loi en République gabonaise, condition essentielle pour une justice plus efficace, cohérente et accessible aux justiciables.

Le ministre Augustin Emane posant avec l’Ordre des avocats du Gabon, le 14 janvier 2026. © D.R.

 

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, le Pr Augustin Emane, a engagé, le mercredi 14 janvier 2026, une série de rencontres avec les principaux acteurs du système judiciaire gabonais. Cette démarche s’inscrit dans la mise en œuvre de la lettre de mission que lui a confiée le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, avec pour priorité l’harmonisation et la modernisation des textes de loi en République gabonaise.

Tour à tour, le ministre a échangé avec le Bureau du Conseil de l’Ordre des avocats du Gabon, la Chambre nationale des huissiers de justice, les Syndics judiciaires, la Chambre nationale des conseils juridiques et la Fédération des conseils juridiques. Ces consultations avaient pour objectif de poser les bases d’un travail collaboratif visant à adapter le cadre juridique national aux réalités actuelles et à renforcer la cohérence du système judiciaire.

Avec le président de l’Ordre des avocats du Gabon, Me Obame Sima, les discussions ont porté sur la protection et la promotion des droits humains, considérées comme un pilier central de la réforme. Le Pr Augustin Emane a rappelé que cette ambition passe nécessairement par la révision de textes majeurs, notamment le Code pénal, le Code de procédure pénale et le Code civil, afin de garantir une meilleure sécurité juridique et une justice plus équitable.

Travailler en synergie avec l’ensemble des acteurs de la justice

Le Garde des Sceaux a souligné sa volonté de travailler en synergie avec l’ensemble des acteurs de la justice, estimant que l’harmonisation des textes ne peut être effective sans l’implication des praticiens de terrain. L’objectif affiché est double : améliorer les procédures judiciaires et restaurer la confiance des justiciables envers l’institution judiciaire. 

Cette approche concertée a été saluée par Me Florent Mounguengui, président de la Chambre nationale des huissiers du Gabon, qui a insisté sur l’importance d’un dialogue régulier avec l’autorité ministérielle, tout en évoquant les difficultés rencontrées dans l’exécution des décisions de justice.

De son côté, Me Jean Sylvio Koumba, président des Syndics judiciaires, a attiré l’attention sur les lenteurs procédurales et sur la nécessité d’arrimer les textes nationaux aux actes uniformes de l’OHADA, dont certains sont aujourd’hui inadaptés. La formation continue des magistrats a également été évoquée comme un levier essentiel pour une application plus efficace des réformes. 

Un toilettage de la loi de 1988 encadrant la profession

La Chambre nationale des conseils juridiques, représentée par Me Essingone, a plaidé pour le toilettage de la loi de 1988 encadrant la profession, afin de mieux structurer et sécuriser l’exercice du conseil juridique au Gabon.

Le membre du gouvernement a annoncé l’instauration de rencontres mensuelles avec les acteurs de la justice. Ces échanges réguliers devront accompagner le processus d’harmonisation des textes de loi et traduire la volonté des autorités de bâtir une justice moderne, cohérente et résolument tournée vers les attentes des citoyens gabonais.

 
GR
 

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