Réforme des bourses : le FDS France appelle Libreville à ne pas sacrifier les étudiants gabonais
Le Bureau France du Front démocratique socialiste (FDS) s’est inquiété de la décision des autorités gabonaises de mettre fin, dès septembre 2026, à l’attribution de nouvelles bourses d’études vers la France et d’envisager le transfert de certains étudiants, déjà engagés, dans un cursus universitaire français vers des établissements africains. Dans une déclaration signée, le 11 août à Paris, par son président, Vincent Mayela Nkoghe, le parti reconnaît la nécessité pour le Gabon d’adapter sa politique de formation aux nouvelles contraintes imposées par la France, mais déplore une décision qui, selon lui, risque de fragiliser les étudiants concernés.

Le FDS France plaide pour une distinction claire entre la réforme future de la politique des bourses et la situation des étudiants actuellement engagés dans des formations françaises (Illustration IA). © GabonReview
Le Front démocratique socialiste (FDS), par l’intermédiaire de sa section française, a réagi, avec préoccupation, à la décision des autorités gabonaises de suspendre, dès septembre 2026, l’attribution de nouvelles bourses d’études en direction de la France. Dans un communiqué signé, le 11 août à Paris, par son président, Vincent Mayela Nkoghe, le FDS France s’inquiète également de l’éventualité d’un transfert vers des universités africaines d’étudiants gabonais déjà engagés dans un cursus au sein d’établissements français. Pour la formation politique, ces orientations, arrêtées sans concertation préalable, risquent de faire des étudiants les «victimes collatérales de décisions politiques».
«Ils ne sont pas des biens que l’administration peut déplacer d’un pays à un autre»
Cette réforme intervient alors que la France a relevé, depuis le 1er août 2026, le niveau minimal de ressources mensuelles exigé des étudiants étrangers, de 615 à 877,50 euros. Pour le FDS France, cette nouvelle donne peut certes conduire Libreville à repenser ses choix en matière de mobilité académique, mais elle ne doit pas se traduire par des mesures précipitées. La section française de cette formation politique estime surtout que les étudiants déjà inscrits en France ne sauraient être utilisés comme variables d’ajustement d’une politique publique.
«Ils ne sont pas des biens que l’administration peut déplacer d’un pays à un autre selon les circonstances. Ils sont des citoyens, porteurs d’ambitions et engagés dans des parcours académiques parfois construits depuis plusieurs années», a indiqué Vincent Mayela Nkoghe. Le FDS alerte notamment sur les risques liés à un changement d’établissement en cours de formation, à savoir la reconnaissance incertaine des crédits, la désorganisation des parcours, les charges financières supplémentaires, le découragement et, dans certains cas, l’abandon des études.
«L’avenir du Gabon ne se construit pas contre sa jeunesse, mais avec elle»
Face à ces inquiétudes, le FDS France plaide pour une distinction claire entre la réforme future de la politique des bourses et la situation des étudiants actuellement engagés dans des formations françaises. Il demande ainsi aux autorités de garantir «le respect et la continuité des droits et engagements pris» envers les boursiers déjà installés en France et de préserver leur possibilité d’achever leur cursus dans leurs établissements. Il réclame également la suspension de tout transfert en cours de formation tant qu’une concertation véritable n’aura pas été organisée avec les étudiants concernés ou leurs représentants. Pour la formation politique, toute nouvelle orientation devrait être progressive, transparente et accompagnée de garanties académiques précises.
En dépit de la polémique sur la destination des bourses, le FDS France entend placer la question de la jeunesse au cœur du débat sur la politique éducative nationale. La section française réaffirme sa disponibilité à échanger avec les pouvoirs publics afin de contribuer à des solutions jugées «adaptées», dans un esprit «constructif et républicain». «L’avenir du Gabon ne se construit pas contre sa jeunesse, mais avec elle», a conclu Vincent Mayela Nkoghe.















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