Retour volontaire : à Okolassi, un projet agricole illustre la réussite du partenariat OFII–PNPE
En mission de supervision au Gabon, le directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) au Cameroun, Augustin Février, a visité à Okolassi le projet agricole d’un jeune bénéficiaire du programme de retour volontaire. Un exemple concret de réinsertion réussie et de promotion de l’entrepreneuriat local.

Le directeur de l’OFII Cameroun, Augustin Février sur le site d’Okolassi, le 8 avril 2026 à Libreville. © GabonReview
Dans le cadre de sa mission de supervision au Gabon du 6 au 9 avril 2026, le directeur de la représentation de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) au Cameroun, Augustin Février, s’est rendu le 8 avril à Okolassi, dans la commune de Ntoum. Accompagné des responsables du Pôle national de promotion de l’emploi (PNPE), il a visité le site d’un bénéficiaire du programme de retour volontaire.
Cette descente de terrain a permis de constater l’évolution d’un projet agricole porté par un jeune Gabonais, accompagné depuis près de deux ans dans le cadre du dispositif. «C’est une visite qui s’inscrit dans le cadre de la mission OFII, qui nous permet d’accompagner tous les compatriotes qui rentrent de France. On les accompagne à leur initiation professionnelle via l’entrepreneuriat. Et donc nous avons sur le site un jeune compatriote, un jeune gabonais qui a choisi de se lancer dans l’agriculture, donc nous l’accompagnons depuis pratiquement deux ans et vous avez vous-même découvert que c’est un projet qui marche très bien, c’est une bananeraie qui prospère», a expliqué Nicaise Obame Ndong, responsable de l’incubateur du PNPE.
Bénéficiaire du programme, Franck Nguema, ingénieur agronome de formation, a développé une plantation d’un hectare de bananes plantains, comprenant près de 3 000 pieds. Un choix stratégique motivé par la forte demande du marché. «La banane est très appréciée et c’est pourquoi j’ai décidé de me lancer dans la production de la banane plantain. Déjà au niveau du matériel végétal, lui-même, il produit son propre matériel végétal, c’est-à-dire lorsque l’on a fait un premier planting, ça ne demande plus de planting parce que le bananier lui-même produit ses rejets», a-t-il indiqué.
Il met également en avant la rentabilité de cette culture. «En même temps la banane aussi a une forte valeur économique parce qu’en termes de vente, la banane se vend très bien et elle est beaucoup appréciée. Généralement on peut dire que c’est la troisième culture consommée au monde, après bien sûr le riz et le manioc», a-t-il ajouté.
Une production destinée aux particuliers

Quelques moments de la visite. © GabonReview
Sa production est principalement destinée à une clientèle de particuliers, un choix qui lui permet de maximiser ses marges. «C’est parce qu’en fait, je vise aussi à avoir une valeur ajoutée sur ce que je vends parce que la consommation, elle est directe, il n’y a pas plusieurs circuits, c’est-à-dire passer du grossiste à commerçant, de commerçant à consommateur direct. Pour le moment ce sont mes principaux clients, néanmoins il peut arriver que je vende également aux commerçants lorsque la production, elle est plus importante et qu’elle n’est pas écoulée par les particuliers», a-t-il précisé.
Au-delà de son activité, Franck Nguema contribue également à la création d’emplois locaux, en recrutant de manière ponctuelle d’autres jeunes pour les travaux agricoles. Fort de cette dynamique, il envisage déjà d’étendre sa plantation.
Le PNPE a été d’un grand apport
Le soutien du PNPE a été déterminant dans la réussite de ce projet, notamment en matière de formation en gestion. « Je suis ingénieur en production, mais pas forcément gestionnaire et les formations dans la gestion fournies par le PNPE nous permettent en même temps de produire et de savoir gérer les revenus. En même temps aussi dans l’accompagnement pour savoir aussi si on rencontre certaines difficultés, ils sont toujours disponibles », a-t-il souligné.
Depuis la mise en œuvre du dispositif, les résultats témoignent de son efficacité. Au total, 195 Gabonais ont été accueillis et orientés dans le cadre du programme. Parmi eux, 175 ont bénéficié d’un accompagnement à la réinsertion sociale (niveau 1), tandis que d’autres poursuivent leur insertion vers un emploi salarié (niveau 2). Par ailleurs, 160 bénéficiaires ont été soutenus dans la création d’activités génératrices de revenus (niveau 3), illustrant l’impact concret de cette initiative sur le terrain.















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