Le point sur la régularisation des dossiers de retraite, les préparatifs de la Commission de réorientation et de prolongation des stages professionnels, ainsi que sur les réformes visant à moderniser la gestion des carrières et à améliorer l’efficacité du service public étaient au cœur d’une séance de travail dirigée, ce 2 juillet, par la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, en présence des Directeurs centraux des Ressources humaines (DCRH) de l’administration publique de l’administration publique pour faire.

La ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, Laurence Ndong, et ses collaborateurs face aux DCRH, le 2 juillet 2026, à Libreville. © D.R.

 

La ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, Laurence Ndong, a réuni, le 2 juillet à Libreville, l’ensemble des Directeurs centraux des Ressources humaines (DCRH) de l’administration publique. La gestion des carrières dans l’administration publique, la régularisation des situations administratives des agents admis à faire valoir leurs droits à la retraite et les préparatifs de la Commission de réorientation et de prolongation des stages professionnels ont meublé les échanges. Ce, d’autant plus que le gouvernement souhaite moderniser les procédures administratives, améliorer la qualité du service public et garantir un traitement plus efficace des dossiers des agents.

Traitement mensuel des dossiers

La mise en place d’un nouveau mécanisme destiné à simplifier et à sécuriser le traitement des dossiers de retraite figurait parmi les échanges. Désormais, les agents concernés ne seront plus contraints de multiplier les démarches auprès des différentes administrations pour constituer leur dossier. On indique que cette responsabilité incombera directement aux DCRH, chargés de rassembler les pièces requises avant leur transmission au ministère de la Fonction publique, qui assurera ensuite un envoi centralisé à la Caisse des pensions et des prestations familiales (CPPF).

Vue des DCRH présents à la séance de travail. © D.R.

Dans cette dynamique, Laurence Ndong a annoncé que tous les arrêtés de mise à la retraite jusqu’au mois de décembre ont déjà été signés et que les états généraux des services concernant les agents partis entre janvier et mars sont disponibles. Elle a également exhorté les administrations à les retirer, sans délai, et demandé aux DCRH de ne plus exiger de documents supplémentaires lorsque ces états sont déjà établis. L’objectif affiché est donc d’instaurer, dès ce mois de juillet, un traitement mensuel des dossiers afin que les retraités puissent percevoir leur pension dès le mois suivant leur départ. «Le président de la République tient à ce que les agents publics, lorsqu’ils partent à la retraite, le fassent avec dignité. C’est précisément le sens de cette nouvelle procédure. Nous ne voulons plus qu’un futur retraité soit obligé de faire lui-même le tour des administrations pour constituer son dossier», a-t-elle fait savoir.

«Permettre à chaque agent de quitter le service actif dans des conditions dignes»

À l’issue de la rencontre, la ministre a insisté sur la portée sociale et humaine de cette réforme, qui vise à préserver la dignité des fonctionnaires au terme de leur carrière. «Désormais, cette responsabilité incombera à son administration. Je sais que certains de nos retraités traversent actuellement des moments difficiles parce qu’ils sont restés plusieurs mois sans revenus. Je veux leur dire que nous sommes pleinement mobilisés et que tout est mis en œuvre pour transmettre leurs dossiers à la CPPF dans les meilleurs délais», a-t-elle indiqué. La ministre a de même ajouté que «notre ambition est simple : permettre à chaque agent de quitter le service actif dans des conditions dignes et d’accéder à sa pension dans les meilleurs délais». Elle réaffirmait, dans ce contexte, l’engagement du gouvernement à mettre fin aux retards qui fragilisent de nombreux retraités.

Les travaux ont également permis de préparer la tenue, les 8 et 9 juillet prochains, de la Commission de réorientation et de prolongation des stages professionnels. Une instance appelée à examiner les demandes de près de 3 500 stagiaires répartis sur l’ensemble du territoire national. La ministre a invité les DCRH à finaliser, en concertation avec leurs secrétaires généraux respectifs, l’examen des dossiers afin que toutes les demandes régulièrement introduites puissent être étudiées dans le strict respect des dispositions réglementaires. Face aux nombreuses sollicitations reçues quotidiennement, Laurence Ndong a rappelé que seule cette Commission est habilitée à statuer sur les demandes de réorientation ou de prolongation des stages.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Akomq Mba dit :

    Qu’on en soit encore là au XXIème siècle avec l’informatique à la clef démontre à suffisance le copinage au sein de l’État dans le traitement des dossiers et le paiement des Rappels de Solde
    Quand va-t-on dégager tous les roublards et bons à rien des ères Bongo père et fils?
    C’est déjà ça et ce n’est pas rien

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