SAMEAU : quand le numérique rencontre le patrimoine gabonais
La 6e édition du Salon des métiers de l’audiovisuel et du numérique (SAMEAU) s’est ouverte mercredi 16 septembre au Musée national des arts, rites et traditions du Gabon, à Libreville. Pendant quatre jours, professionnels, créateurs et acteurs culturels débattent des moyens de préserver et de transmettre le patrimoine gabonais à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle.

Photo de famille au terme de la cérémonie de lancement officiel de la 6e édition. © D.R.
Expositions, rencontres et échanges rythment cette édition placée sous le signe de la transmission. « Il s’agit de réfléchir au moyen de faire vivre notre patrimoine dans les nouveaux espaces de création et de transmission tout en veillant à préserver son authenticité, son sens et sa valeur », a expliqué Joë Madama, représentant du directeur du Musée national.
La réflexion porte notamment sur l’usage des outils numériques pour documenter et valoriser les traditions, rites et savoir-faire. L’intelligence artificielle, invitée au débat, ouvre de nouvelles perspectives, mais soulève aussi des interrogations sur l’éthique, la diversité culturelle et la place de l’humain dans la création.
La photographie mise en lumière
Cette 6e édition accorde une place particulière à la photographie, considérée comme un vecteur essentiel de mémoire collective. « Nous avons choisi de mettre à l’honneur le photographe, cet homme ou cette femme de l’ombre qui capture nos histoires, nos visages et notre patrimoine », a déclaré Jennifer de Mayombo, présidente et organisatrice du Salon.
En valorisant le rôle des professionnels de l’image, le SAMEAU entend rappeler que la sauvegarde du patrimoine passe aussi par ceux qui, derrière l’objectif, fixent les traces de l’histoire et les transmettent aux générations futures.
















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