À l’issue du séminaire sur l’éthique et la déontologie en milieu médical, clôturé le mardi 31 mars 2026, le ministère de la Santé a officiellement réceptionné une feuille de route nationale visant à améliorer la qualité des soins et la relation soignant-patient. Des mesures concrètes et immédiates ont été adoptées, parmi lesquelles la mise en place d’un dispositif harmonisé de gestion des plaintes des patients dans tous les espaces d’accueil, l’instauration d’un protocole d’urgence sans blocage administratif, ainsi que l’affichage d’une charte des patients dans tous les espaces d’accueil.

Photo de famille à l’issue du séminaire, le 31 mars 2026 à Akanda. © GabonReview

 

Après deux jours de discussions, le Dr Ange Mivindzo Mouele a présenté et remis au ministre de la Santé, Pr Elsa Ayo Nkana épouse Bivigou, une feuille de route qui fixe des priorités et des actions immédiates à déployer dans l’ensemble des structures sanitaires du pays afin d’améliorer la qualité du service dans ces structures. Parmi les mesures phares figurent l’instauration d’un dispositif harmonisé de gestion des plaintes des patients, avec l’ouverture obligatoire de registres dédiés et la définition de procédures de traitement. À cela s’ajoute la mise en œuvre d’un protocole d’urgence sans blocage administratif, appelé à être signé et affiché dans tous les établissements, publics, privés et militaires. Une charte des patients devra également être visible dans tous les espaces d’accueil. 

Un suivi du service qualité grâce à des enquêtes interne et externe 

Instantanés de la cérémonie de clôture. © GabonReview

Au-delà des engagements, un mécanisme de suivi rigoureux est prévu. À cet effet, des enquêtes de satisfaction seront menées dans les structures de santé, tandis que l’Inspection générale assurera le contrôle à travers des audits internes et externes, ainsi que des contre-enquêtes. L’objectif affiché est d’évaluer concrètement l’impact de ces réformes sur la qualité de l’accueil et des soins. «Dans ce monde où les attentes des patients évoluent et où les exigences de transparence et de responsabilité deviennent incontournables, notre devoir collectif est de réorganiser notre système de santé pour le rendre plus structuré, inclusif, éthique et respectueux de la dignité humaine», a déclaré la ministre de la Santé. Elle a insisté sur le fait que l’éthique et la déontologie ne sont pas des concepts abstraits, mais des leviers concrets pour améliorer la gouvernance hospitalière, réduire les conflits et restaurer la confiance dans le service public.

Selon elle, l’adoption de cette feuille de route constitue une première étape. Sa mise en œuvre effective passera par une phase de déploiement sur l’ensemble du territoire, à travers des ateliers régionaux et départementaux destinés à favoriser son appropriation par tous les professionnels de santé. L’intégration des principes d’éthique, d’équité et de déontologie dans les programmes de formation est également annoncée.

Le personnel soignant, tous secteurs confondus, se sont engagés à renforcer la qualité de l’accueil, avec l’ambition que chaque patient, «où qu’il se trouve, soit accueilli et soigné avec dignité, respect et professionnalisme».

Clôturant les travaux, le membre du gouvernement a appelé les acteurs du système de santé à devenir «des ambassadeurs de cette feuille de route», insistant sur la nécessité d’incarner, au quotidien, les valeurs d’éthique, d’équité et de respect. Une orientation claire pour bâtir, selon ses termes, «un système de santé où l’humain est au centre et où la qualité n’est pas négociable».

Thecia Nyomba 

 
GR
 

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