Le Gabon a signé, le 20 avril 2026 à Libreville, une lettre d’accord avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) pour déployer un programme de contrôle des conteneurs et des passagers. Objectif : sécuriser les flux, lutter contre les trafics illicites et renforcer l’attractivité économique du pays.

Les ministres gabonais procédant à la signature des documents. © Com. gouvernementale

 

Lundi 20 avril 2026, à Libreville, le ministre délégué à l’Économie et aux Finances chargé du Budget, Marc Abeghe, a cosigné avec le ministre d’État Ulrich Manfoumbi Manfoumbi (Transports) et Adrien Nguema Mba (Intérieur), une lettre d’accord avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), dans le cadre de la sécurisation des frontières gabonaises. Cet engagement porte sur la mise en œuvre du Programme de contrôle des conteneurs et des passagers (PCCP) et vise en priorité à renforcer la sécurité portuaire et aéroportuaire, dans un contexte marqué par l’intensification des trafics transnationaux.

Ce dispositif prévoit notamment la création d’unités mixtes de contrôle dans les infrastructures stratégiques, dont une première est déjà en cours de déploiement au port d’Owendo. Celui-ci, au-delà de l’aspect sécuritaire, le dispositif  devrait aussi générer des retombées économiques significatives.

En effet, en améliorant la détection des marchandises illicites et en fluidifiant les contrôles, le Gabon entend sécuriser ses chaînes logistiques tout en facilitant les échanges commerciaux légaux. Le renforcement des capacités des agents, notamment en matière d’analyse des risques et de techniques de dissimulation, constitue également un levier de professionnalisation de l’administration.

Une coopération internationale renforcée

Photo de famille à l’issue de la cérémonie officielle. © Com. gouvernementale

La mise en réseau avec les partenaires régionaux et internationaux permettra par ailleurs un échange de renseignements en temps réel, augmentant l’efficacité des interventions et la traçabilité des flux. «Cet accord témoigne de l’engagement du gouvernement à renforcer la coopération internationale et à améliorer la coordination», a déclaré Marc Abeghe, l’inscrivant dans la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, de bâtir une économie compétitive et intègre.

Ce partenariat repose sur une coopération élargie impliquant, outre l’ONUDC, le Département des Affaires de l’ambassade des États-Unis et le système des Nations Unies. Pour Javier Montano Duran, coordonnateur régional de l’ONUDC, cette collaboration s’inscrit dans «un esprit de partenariat fondé sur la responsabilité partagée».

Aligné sur les Objectifs de développement durable, notamment l’objectif 16 relatif à la paix, à la justice et à des institutions efficaces, le programme adopte une approche globale intégrant sécurité, gouvernance et développement. «Il vise à traiter les causes profondes de l’insécurité», a souligné Fatou Aminata Lo, coordinatrice résidente du système des Nations Unies au Gabon.

À terme, ce dispositif devrait positionner le Gabon comme un hub sous-régional en matière de sûreté portuaire et de contrôle douanier, tout en renforçant la lutte contre le commerce illicite et en améliorant la gestion des flux de personnes et de marchandises.

 
GR
 

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