La deuxième session ordinaire de l’année 2026 s’est ouverte ce mardi 1er septembre au Sénat. Pour Huguette Yvonne Nyana Ekoume Epse Awori Onanga, les prochains mois devront être consacrés au travail, au dialogue et à la recherche de solutions concrètes. La présidente de la Haute Chambre du Parlement a notamment appelé ses collègues à mesurer chaque texte à l’aune de son impact sur la vie des Gabonais et à faire du Sénat une véritable force de proposition au service des territoires.

Des membres du bureau du Sénat, dont la présidente, le 1er septembre 2026. © D.R.

 

Le Sénat a officiellement ouvert, ce 1er septembre à Libreville, sa deuxième session ordinaire de l’année 2026. Une session qui s’annonce particulièrement importante, puisqu’elle sera notamment consacrée à l’examen des projets et propositions de loi, au contrôle de l’action gouvernementale, à l’évaluation des politiques publiques et à l’adoption du prochain budget de l’État.

Dans son allocution d’ouverture, la présidente du Sénat a fixé le cap aux membres de la Haute Chambre du Parlement. «La session qui s’ouvre aujourd’hui doit être une session consacrée au travail. Une session consacrée au dialogue. Une session consacrée aux solutions», a déclaré Huguette Yvonne Nyana Ekoume Epse Awori Onanga, invitant les sénateurs à répondre aux attentes des populations par l’action et la responsabilité.

Des débats guidés par l’intérêt général

La présidente du Sénat, Huguette Yvonne Nyana Ekoume Epse Awori Onanga. © D.R.

Pour la présidente du Sénat, les travaux de cette session doivent dépasser le simple exercice législatif. Elle attend de ses collègues «rigueur, esprit d’ouverture et sens de l’intérêt général», dans un contexte où le pays reste confronté à des défis économiques, sociaux et environnementaux.

Les décisions prises au cours de cette session, a-t-elle insisté, devront participer au renforcement de la paix, de la stabilité politique et de l’État de droit, tout en favorisant une prospérité durable. La diversité des opinions au sein de la Haute Chambre doit, selon elle, constituer une richesse dès lors qu’elle concourt à l’ambition commune de participer au développement harmonieux du Gabon.

La présidente a surtout invité les sénateurs à garder les préoccupations quotidiennes des populations au centre de leurs travaux. «Notre peuple attend des réponses concrètes. Il attend une amélioration de son quotidien. Il attend des emplois pour sa jeunesse. Il attend un système de santé plus performant. Il attend une école capable de préparer les générations futures», a-t-elle énuméré.

Le budget 2027 comme moment de vérité

L’examen du prochain budget de l’État constituera l’un des principaux temps forts de cette session dite budgétaire. Huguette Nyana Ekoume Epse Awori Onanga demande aux sénateurs d’accorder une attention particulière aux urgences socio-économiques, notamment la réhabilitation des infrastructures de base, l’amélioration des conditions de vie et l’accès aux services essentiels sur l’ensemble du territoire.

La présidente du Sénat rappelle que la discussion budgétaire ne saurait se réduire à un exercice comptable. «Elle traduit des choix de société, fixe nos priorités et détermine, pour une large part, la capacité de l’État à répondre aux besoins de ses concitoyens», a-t-elle souligné.

Derrière les lignes de recettes et de dépenses, elle invite ainsi les parlementaires à voir les réalités quotidiennes des populations : familles, jeunes, travailleurs et entrepreneurs en attente de réponses publiques concrètes.

Faire du Sénat la voix des territoires

Au-delà de l’examen des textes, la présidente entend également renforcer le rôle spécifique de la Haute Chambre. Le Sénat doit, selon elle, être «une force de proposition et une Chambre d’expertise», mais aussi «la voix de la sagesse institutionnelle» et le garant d’un développement équilibré des différentes composantes du pays.

Cette ambition passe notamment par une décentralisation effective. En représentant les collectivités locales, les sénateurs doivent porter les préoccupations des provinces, départements, communes et autres territoires, afin qu’aucune partie du pays ne demeure à l’écart du développement national.

Quelques-uns des officiels, dont le vice-président du gouvernement, présents à la cérémonie. © D.R.

Dans cette perspective, Huguette Nyana Ekoume-Awori veut voir le Sénat jouer un rôle moteur dans le transfert effectif des compétences et des ressources vers les collectivités locales. L’objectif affiché est de contribuer à réduire «la fracture entre la Capitale et l’intérieur du pays» et de faire de la Haute Chambre la «voix des territoires».

«Travailler, écouter, agir et rendre compte»

La présidente du Sénat a finalement placé la responsabilité des parlementaires sous le signe de la confiance. Celle-ci, a-t-elle estimé, ne se décrète pas mais se construit «par la qualité de nos débats, la rigueur de nos décisions et la fidélité constante à l’intérêt supérieur de la Nation».

Aux sénateurs, elle a adressé une feuille de route simple : «Nos concitoyens ne nous demandent pas la perfection. Ils nous demandent de travailler, d’écouter, d’agir et de rendre compte.»

Une exigence qui devra, selon elle, guider l’examen de chaque texte au cours des prochains mois. «Que chaque texte examiné le soit à l’aune de son impact sur la vie des Gabonaises et des Gabonais», a-t-elle martelé.

Au terme de son intervention, Huguette Yvonne Nyana Ekoume-Awori a formulé le vœu que cette deuxième session ordinaire soit placée «sous le sceau de la responsabilité, du dialogue et de l’action», avant de la déclarer officiellement ouverte.

 
GR
 

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