Structures de santé de Kango et Ntoum : la visite surprise de la ministre met à nu des dysfonctionnements
La ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, a effectué mardi 8 septembre une visite inopinée au Centre médical de Kango, puis à l’Hôpital départemental de Ntoum. Une descente destinée à évaluer, au plus près du terrain, la qualité de la prise en charge des patients et à rappeler aux personnels leurs obligations de rigueur et de responsabilité.

La ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, lors de sa visite inopinée, inspectant les registres. © D.R.
Sans prévenir les équipes, la ministre s’est rendue dans les deux établissements pour apprécier leurs conditions réelles de fonctionnement. À Kango, elle a échangé avec les personnels sur l’organisation des services, la continuité des soins et la qualité de l’accueil des patients.
Cette démarche vise notamment à vérifier que les structures sanitaires de proximité assurent effectivement leur mission auprès des populations.
Des insuffisances relevées à Ntoum

Quelques moments de la visite de la ministre de la Santé à Kango et Ntoum. © D.R.
À l’Hôpital départemental de Ntoum, la visite a fait apparaître plusieurs dysfonctionnements. L’absence de médicaments essentiels à la pharmacie et de chariot d’urgence au service des urgences a notamment été relevée.
La ministre a également constaté des insuffisances dans la gestion administrative : journal de caisse mal tenu, quittances incomplètement renseignées, ordonnances établies sur du papier volant ou encore utilisation de cachets non conformes. L’absence d’une liste des médicaments essentiels a également été pointée.
L’équipement e-GabonSIS à nouveau au centre des préoccupations
Autre sujet d’attention : la sous-utilisation du matériel e-GabonSIS, notamment du chariot de télémédecine destiné au suivi cardiologique et aux grossesses à risque. Pour la ministre, les difficultés liées au manque de ressources humaines ne sauraient justifier l’abandon d’équipements financés par l’État.
De la maternité au laboratoire, en passant par la pharmacie et le service d’hygiène, les équipes ont ainsi été rappelées à leurs responsabilités. Un message sans ambiguïté : la qualité des soins passe par les moyens, mais aussi par la rigueur, l’éthique, l’empathie et le respect du patient.
















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