Du fait de la campagne de vérification des quittances de paiement des taxes municipales, de nombreux taximen n’arrivent plus à circuler dans la capitale. Une situation embarrassante pour les usagers.

Scène d’usagers en attente d’un taxi à Libreville (image d’archive). © Gabonreview

Scène d’usagers en attente d’un taxi à Libreville (image d’archive). © Gabonreview

 

Attroupements anormalement élevés aux abords des artères principales ou secondaires, nombre de piétons étonnamment en hausse sur les trottoirs…Tel est constat dressé, depuis trois jours à Libreville, où les taximen se font rares, très rares même. Et pour cause : la mairie de Libreville traque les taxis en situation irrégulière, dans le cadre d’une opération de contrôle des quittances de paiement des taxes municipales annuelles. Plusieurs véhicules à usage de taxi ont donc été arraisonnés, tandis que d’autres taximen ont simplement choisi de garer, en attendant de régulariser leur situation.

Concrètement, chaque propriétaire de taxis doit payer annuellement une taxe municipale, un autocollant, un droit de timbre et une taxe de propriété. Le tout en un seul montant qui varie en fonction du type de véhicule et du nombre de places. A cela s’ajoute une patente payable au service des impôts au prix de 232 000 francs. «L’action de la mairie vise à amener les opérateurs économiques du secteur à régulariser leur situation vis-à-vis de nos services», a expliqué le directeur adjoint des recettes de l’Hôtel de Ville, relayé par l’AGP, non sans déplorer la lenteur des transporteurs à se conformer à la réglementation. «La campagne de sensibilisation est lancée chaque début d’année (…) avec un délai supplémentaire jusqu’au mois de mars. Nous sommes déjà en fin juin, et certains opérateurs économiques ne se sont toujours pas acquittés de cette redevance municipale», a déclaré Paul Vincent Basselot, avant de conclure : «Nous avons donné le temps nécessaire aux uns et aux autres pour se mettre en règle. Mais, certains continuent de violer la loi en circulant sans autocollant, et sans avoir versé leurs redevances à la mairie». D’où le déploiement sur le terrain des agents municipaux, munis d’un ordre de mission et accompagné d’un agent de force de l’ordre pour faire respecter la loi

Une situation aux conséquences non négligeables avec une augmentation des coûts des trajets. Une aubaine pour les taximen en règle, qui font dans la surenchère. Mais également pour certains particuliers, qui se proposent de se convertir en transporteurs moyennant, bien évidemment, des espèces sonnantes et trébuchantes. On observe ainsi des absences ou encore des retards dans certains établissements scolaires, administrations et mêmes entreprises. Beaucoup optent pour la marche à pieds sur des distances relativement courtes. Vivement un retour à la normale.

 

 
GR
 

3 Commentaires

  1. Le Guisir dit :

    Mais ou sont les centaines de bus de la Sogatra ? N’est-ce pas un moment beni pour eux aussi que l’investissement public vaut la peine ?

  2. Sabrina dit :

    Vraiment sa pénalise,mais on espère que sa s’arrange

  3. Zue martiela dit :

    Depuis que l opération de contrôle à commence je pense que le sogatra s implique afin de soulage la population

Poster un commentaire