Systac 2 : la BEAC mise sur la technologie pour fluidifier les échanges dans la Cemac
La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a annoncé, le 12 août, avoir mis en production, depuis le 3 de ce même mois, Systac 2, la nouvelle plateforme régionale de télé-compensation de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Ce dispositif constitue l’infrastructure à travers laquelle sont traités les paiements de détail -virements, prélèvements, chèques et cartes bancaires- entre les établissements financiers de la sous-région. Il succède à la première version de Systac, exploitée depuis 2007, et doit accompagner l’intensification des échanges économiques au sein de la zone.

À travers cette réforme, la BEAC veut doter la Cemac de systèmes «plus performants, plus sûrs et conformes aux meilleurs standards internationaux». © D.R.
Depuis le 3 août dernier, la banque centrale de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) a mis en production Systac 2, la nouvelle plateforme régionale de télé-compensation destinée au traitement des paiements de détail dans les six pays de la zone. Cette infrastructure succède à la première version du Système de Télé-compensation en Afrique centrale, opérationnelle depuis 2007, et prend en charge des opérations courantes, telles que les virements, prélèvements, chèques et cartes bancaires. Pour la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), il s’agit d’une évolution vers des systèmes de paiement «plus performants, plus sûrs et conformes aux meilleurs standards internationaux».
Rendre les opérations de paiement plus rapides, plus fiables et mieux adaptées aux exigences actuelles
Conçue autour d’une architecture centralisée, sécurisée et entièrement accessible en ligne, Systac 2 entend rendre les opérations de paiement plus rapides, plus fiables et mieux adaptées aux exigences actuelles du secteur financier. La plateforme est conforme à la norme internationale ISO 20022, un standard destiné à améliorer la circulation et la structuration des données financières entre les différents systèmes. Pour la BEAC, cette évolution doit permettre de «renforcer l’efficacité des traitements» et d’«accroître la sécurité des opérations», tout en préparant l’introduction progressive de nouveaux services au bénéfice des entreprises, des administrations et des particuliers.
Le nouveau système repose notamment sur trois modules : un dispositif de compensation automatisée, organisé autour des compartiments «Central» et «Participant», un module consacré à la gestion des litiges et un autre dédié aux paiements instantanés. Ce dernier ne sera toutefois déployé que dans une phase ultérieure. En pratique, Systac 2 doit faciliter la compensation et le règlement des transactions entre les acteurs participants, tout en offrant un cadre plus robuste pour le suivi des opérations et le traitement des éventuels différends. La BEAC souligne ainsi le caractère «moderne, sécurisé et innovant» de cette infrastructure, appelée à soutenir l’intégration financière de la Cemac.
Doter la Cemac de systèmes «plus performants, plus sûrs et conformes aux meilleurs standards internationaux»
La mise en production de Systac 2 s’inscrit dans un chantier plus vaste de transformation des systèmes de paiement régionaux. La BEAC a annoncé que cette dynamique se poursuivra avec le lancement prochain de Sygma V10, le Système des gros montants automatisé, dont l’exploitation est prévue dans les semaines à venir. En collaboration avec les établissements participants, les Trésors publics nationaux et les autres institutions financières, la banque centrale affirme avoir préparé une transition maîtrisée afin de préserver la continuité des services. À travers cette réforme, elle veut doter la Cemac de systèmes «plus performants, plus sûrs et conformes aux meilleurs standards internationaux» ; condition indispensable pour renforcer la confiance dans les transactions et soutenir l’activité économique régionale.















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